Traitement à court terme des symptômes de brûlures d'estomac avec des médicaments.

Les patients ayant des brûlures d'estomac légères ou intermittentes peuvent être idéalement soulagés par des modifications du mode de vie et des antiacides, bien que d'autres options soient disponibles. Les deux médicaments le plus couramment utilisés pour le traitement des brûlures d'estomac sont les antagonistes des récepteurs H2 ARH2) et les inhibiteurs de la pompe à protons IPP). Ces médicaments agissent en supprimant la décharge d'acide gastrique. Cette revue a découvert qu'à court terme, les IPP soulageaient mieux les brûlures d'estomac que les ARH2 chez les patients traités sans tests diagnostics spécifiques et, bien que la différence soit plus faible, chez les patients souffrant de RGO qui ont également une endoscopie haute normale. En résumé, les médicaments inhibiteurs de la pompe à protons semblent être plus efficaces que les antagonistes des récepteurs H2 pour soulager les brûlures d'estomac, la principale caractéristique du «Â reflux gastrique œsophagien » RGO).

Conclusions des auteurs: 

Les IPP sont plus efficaces que les ARH2 pour soulager les brûlures d'estomac chez les patients souffrant de RGO qui sont traités de façon empirique et chez ceux présentant un RNE, bien que l'ampleur du bénéfice soit plus importante pour ceux traités de façon empirique.

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Contexte: 

Environ 25 % des adultes ressentent régulièrement des brûlures d'estomac, un symptôme du reflux gastrique œsophagien RGO). La plupart des patients sont traités de manière empirique sans évaluation diagnostique spécifique, par ex. par endoscopie). Parmi les patients subissant une endoscopie haute, les résultats varient d'un érythème léger à l'aspect normal à une œsophagite grave avec formation de rétrécissements. Les patients sans lésions visibles de l'œsophage présentent un reflux négatif à l'endoscopie RNE). La pathogenèse du RNE et sa réponse au traitement peuvent différer du RGO avec œsophagite.

Objectifs: 

Résumer, quantifier et comparer l'efficacité de l'utilisation à court terme d'inhibiteurs de la pompe à protons IPP), d'antagonistes des récepteurs H2 ARH2) et de prokinétiques chez l'adulte souffrant de RGO traité de façon empirique et chez ceux présentant un reflux négatif à l'endoscopie RNE).

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué une recherche dans MEDLINE de janvier 1966 à novembre 2011), EMBASE de janvier 1988 à novembre 2011) et dans EBMR en novembre 2011.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés indiquant un critère de jugement symptomatique après un traitement à court terme du RGO au moyen d'inhibiteurs de la pompe à protons, d'antagonistes des récepteurs H2 ou d'agents prokinétiques. Les participants devaient appartenir à un groupe de traitement empirique aucune endoscopie utilisée pour l'assignation du traitement) ou à un groupe à reflux négatif à l'endoscopie aucun signe d'œsophagite érosive).

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont indépendamment évalué la qualité des essais et extrait des données.

Résultats principaux: 

Trente-quatre essais 1314 participants) ont été inclus : quinze dans le groupe de traitement empirique, quinze dans le groupe de RNE et quatre dans les deux. Concernant le traitement empirique du RGO, le risque relatif RR) de rémission des brûlures d'estomac la principale variable d'efficacité) dans les essais contrôlés par placebo était pour les IPP de 0,37 deux essais, intervalle de confiance IC) à 95 % 0,32 à 0,44), pour les ARH2 de 0,77 deux essais, IC à 95 % 0,60 à 0,99) et pour les prokinétiques de 0,86 un essai, IC à 95 % 0,73 à 1,01). En comparaison directe, les IPP étaient plus efficaces que les ARH2 sept essais, RR 0,66, IC à 95 % 0,60 à 0,73) et les prokinétiques deux essais, RR 0,53, IC à 95 % 0,32 à 0,87).
Dans le traitement du RNE, le RR de rémission des brûlures d'estomac pour les IPP versus placebo était de 0,71 (diz essais, IC à 95 % 0,65 à 0,78) et pour les ARH2 versus placebo de 0,84 deux essais, IC à 95 % 0,74 à 0,95). Le RR pour les IPP versus ARH2 était de 0,78 trois essais, IC à 95 % 0,62 à 0,97) et pour les IPP versus prokinétiques de 0,72 un essai, IC à 95 % 0,56 à 0,92).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.