L’efficacité des corticostéroïdes à faible dose pour le traitement à moyen terme de l’activité de la maladie des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Les corticostéroïdes à faible dose sont actuellement très répandus pour le traitement de la PR, avec jusqu’à 80 % de patients prenant de la prednisone ou des préparations corticostéroïdes équivalentes pour différents traitements de l’arthrite. La valeur des corticostéroïdes pour le traitement de la PR fait cependant l’objet d’un débat entre plusieurs auteurs.

Nous avons inclus les études utilisant de la prednisone (ou un corticostéroïde de même nature) à une dose moyenne inférieure ou égale à 15 mg/jour. Nous avons inclus les études comparant la prednisone à un placebo ou à un traitement de référence (essais comparatifs).

Très peu d’études évaluaient directement l’efficacité des corticostéroïdes pour le traitement de la PR et beaucoup présentaient une qualité méthodologique insuffisante. Seules sept des 34 études identifiées par notre recherche étaient conformes aux critères d’inclusion. Nos résultats indiquaient que les corticostéroïdes étaient significativement plus efficaces que le placebo pour quatre des six mesures de résultat évaluées [différence moyenne standardisée pour les articulations sensibles = -0,37 (IC de 95 % : -0,59, -0,14), articulations enflées = -0,41 (-0,67, -0,16), douleur = -0,43 (-0,74, -0,12) et statut fonctionnel = -0,57 (-0,92, -0,22)]. Les résultats pour la force de préhension et la VS n’étaient pas significatifs [FP = +0,30 (-0,19, +0,80), différence moyenne pondérée (DMP) pour la VS = -7,03 (-18,06, +4,01)]. Le seul essai qui comparait la prednisone à l’aspirine ne montrait aucune différence statistiquement significative entre ces deux groupes pour la sensibilité articulaire (0,10 (-0,35, +0,55) et la VS [0,00 (-11,09, +11,09]. Dans l’ensemble, les quatre mesures de résultat évaluées dans le seul essai qui comparait la prednisone à la chloroquine suggéraient qu’il n’existait pas de différence d’efficacité significative entre ces deux agents [DMS pour la sensibilité articulaire = +0,23 (-0,30, +0,75), articulations enflées = +0,43 (-0,11, +0,96), statut fonctionnel = -0,27 (-0,80, +0,26) et DMP pour la VS = -16,00 (-30,58, -1,42)].

Conclusions des auteurs: 

Sur la base des données limitées disponibles, la prednisone à moyen terme pour le traitement de la PR semble supérieure au placebo et comparable à l’aspirine ou à la chloroquine en termes d’amélioration de plusieurs mesures de l’activité de la maladie chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Lire le résumé complet...
Contexte: 

Les corticostéroïdes à faible dose sont actuellement très répandus pour le traitement de la PR, avec jusqu’à 80 % de patients prenant de la prednisone ou des préparations corticostéroïdes équivalentes pour le traitement de l’arthrite. La valeur des corticostéroïdes pour le traitement de la PR fait cependant l’objet d’un débat entre plusieurs auteurs.

Objectifs: 

Effectuer une revue systématique de l’efficacité des corticostéroïdes à faible dose pour le traitement à moyen terme de la polyarthrite rhumatoïde (PR).

Stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté MEDLINE de 1966 à 1998 en utilisant les mots clés « corticostéroïdes » et « polyarthrite rhumatoïde ». Une recherche manuelle a également été menée dans tous les numéros des revues Arthritis and Rheumatism et Scandinavian Journal of Rheumatology depuis leur première date de publication jusqu'en 1994. Tous les résumés d’Arthritis and Rheumatism ont également été consultés pour les 15 années antérieures à 1994. Les références de toutes les études identifiées ont été consultées pour identifier les essais pertinents. Les auteurs de manuscrits non publiés ont été contactés.

Critères de sélection: 

Seuls les essais randomisés ou croisés rapportant au moins l’un des résultats de mesure pertinents ont été considérés. Les essais devaient également présenter une durée d’au moins trois mois et utiliser la prednisone (ou un corticostéroïde de comparable) à une dose moyenne inférieure ou égale à 15 mg/jour à un placebo ou à un traitement de référence.

Recueil et analyse des données: 

Les données ont été résumées par deux évaluateurs indépendants (LC, KS) au moyen d’un formulaire standard. Les résultats ont été rapportés pour toutes les mesures de résultats disponibles recommandées par le groupe OMERACT (Outcome Measures for Rheumatology Trials).

Résultats principaux: 

Très peu d’études évaluaient directement l’efficacité des corticostéroïdes pour le traitement de la PR et beaucoup présentaient une qualité méthodologique insuffisante. Seules sept des 34 études identifiées par notre recherche étaient conformes aux critères d’inclusion. Nos résultats indiquaient que les corticostéroïdes étaient significativement plus efficaces que le placebo pour quatre des six mesures de résultat évaluées [différence moyenne standardisée pour les articulations sensibles = -0,37 (IC de 95 % : -0,59, -0,14), articulations enflées = -0,41 (-0,67, -0,16), douleur = -0,43 (-0,74, -0,12) et statut fonctionnel = -0,57 (-0,92, -0,22)]. Les résultats pour la force de préhension et la VS n’étaient pas significatifs [FP = +0,30 (-0,19, +0,80), différence moyenne pondérée (DMP) pour la VS = -7,03 (-18,06, +4,01)]. Le seul essai qui comparait la prednisone à l’aspirine ne montrait aucune différence statistiquement significative entre ces deux groupes pour la sensibilité articulaire (0,10 (-0,35, +0,55) et la VS [0,00 (-11,09, +11,09]. Dans l’ensemble, les quatre mesures de résultat évaluées dans le seul essai qui comparait la prednisone à la chloroquine suggéraient qu’il n’existait pas de différence d’efficacité significative entre ces deux agents [DMS pour la sensibilité articulaire = +0,23 (-0,30, +0,75), articulations enflées = +0,43 (-0,11, +0,96), statut fonctionnel = -0,27 (-0,80, +0,26) et DMP pour la VS = -16,00 (-30,58, -1,42)].

Tools
Information
Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.