Interventions à l'échelle de la communauté pour accroître le niveau d'activité physique

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Le manque d'activité physique a des effets négatifs sur la santé. Une activité physique régulière peut réduire le risque de maladie chronique et améliorer la santé et le bien-être de la population. Le manque d'activité physique est un problème courant et de plus en plus prévalent. Pour examiner cette question, 25 études ont évalué des activités ciblant les communautés et utilisant des programmes incluant plusieurs approches. L'examen de la littérature disponible nous a permis d'observer qu'il n'existait pas d'études de bonne qualité permettant d'établir les effets bénéfiques potentiels de cette approche. À titre d'exemple, certaines études affirmaient que les programmes à l'échelle de la communauté amélioraient le niveau d'activité physique, tandis que d'autres indiquaient le contraire. Nous n'avons pas été en mesure d'identifier les approches potentiellement efficaces. D'autres recherches sont nécessaires et devront utiliser un plan de meilleure qualité, mesurer des critères de jugement pertinents et examiner un effectif plus important.

Conclusions des auteurs: 

Bien que de nombreuses études aient été réalisées, les résultats disponibles sont clairement inégaux et sont affectés par les graves problèmes méthodologiques observés dans les études incluses. Le corpus de preuves issu de cette revue ne permet pas de confirmer l'hypothèse selon laquelle les interventions à composantes multiples à l'échelle de la communauté améliorent le niveau d'activité physique de la population. Des études d'intervention bien planifiées sont nécessaires et devraient s'attacher à améliorer la qualité de la mesure de l'activité physique, la fréquence de la mesure et l'assignation des participants aux communautés expérimentales et témoins.

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Contexte: 

Les interventions multistratégies visant à accroître le niveau d'activité physique à l'échelle de la communauté sont de plus en plus populaires, mais on ignore si elles confèrent des bénéfices à l'échelle de la population.

Objectifs: 

Évaluer les effets des interventions multistratégies à l'échelle de la communauté sur les niveaux d'activité physique de la population.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre spécialisé du groupe Cochrane sur la santé publique, la Bibliothèque Cochrane, MEDLINE, MEDLINE in Process, EMBASE, CINAHL, LILACS, PsycINFO, ASSIA, The British Nursing Index, les bases de données chinoises CNKI, EPPI Centre (DoPHER, TRoPHI), ERIC, HMIC, Sociological Abstracts, SPORTDiscus, Transport Database et Web of Science (Science Citation Index, Social Sciences Citation Index et Conference Proceedings Citation Index). Nous avons également consulté les sites Web de la plateforme d'action de l'UE sur l'alimentation, l'activité physique et la santé ; Health-Evidence.ca ; l'Union internationale de promotion de la santé et d'éducation pour la santé ; le NIHR Coordinating Centre for Health Technology (NCCHTA) et les directives NICE et SIGN.Les références bibliographiques de toutes les revues systématiques, directives et études originales pertinentes ont été examinées. Nous avons contacté des experts de l'Observatoire national de l'obésité de l'Université d'Oxford ; Queensland Health, Queensland University of Technology, University of Central Queensland ; University of Tennessee et Washington University ; et effectué des recherches manuelles dans six publications pertinentes. Les recherches ont été mises à jour pour la dernière fois fin novembre 2009 et n'ont fait l'objet d'aucune restriction de langue ou de statut de publication.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés en cluster, les essais contrôlés randomisés (ECR), les études quasi-expérimentales qui utilisaient une population témoin comme comparateur, les études de séries chronologiques interrompues et les études de cohorte prospectives contrôlées ont été inclus. Seules les études présentant un suivi minimum de six mois entre le début de l'intervention et la mesure des critères de jugement ont été incluses. Les interventions à l'échelle de la communauté devaient inclure au moins deux grandes stratégies visant à accroître l'activité physique à l'échelle de la population. Les études qui randomisaient des individus provenant d'une même communauté ont été exclues.

Recueil et analyse des données: 

Au moins deux auteurs de revue ont extrait les données et évalué le risque de biais de chacune des études incluses de manière indépendante. Les articles rédigés dans d'autres langues que l'anglais ont été examinés avec l'aide d'un interprète épidémiologiste. L'environnement, le nombre de composants inclus et l'intensité de l'intervention ont été évalués pour chaque étude. Les mesures de résultats ont été regroupées sur la base de la dichotomie (physiquement actif, physiquement inactif pendant le temps de loisir et sédentaire ou physiquement inactif) et de la continuité (activité physique pendant le temps de loisir, marche, dépense d'énergie). Pour les mesures dichotomiques, nous avons calculé la différence de risques ajustée et non ajustée, ainsi que le risque relatif ajusté et non ajusté. Pour les mesures continues, nous avons calculé la variation nette en pourcentage par rapport à l'inclusion, la différence de risques ajustée et non ajustée, et le risque relatif ajusté et non ajusté.

Résultats principaux: 

Au terme du processus de sélection, 25 études ont été incluses dans la revue. Sur ces 25 études, 19 avaient été réalisées dans des pays à revenus élevés, sur la base de la classification économique de la Banque mondiale, et les six autres provenaient de pays à faibles revenus. Le nombre de stratégies incluses et l'intensité variaient d'une intervention à l'autre. Presque toutes les interventions incluaient un composant de développement de partenariats avec des autorités locales ou des organisations non gouvernementales (ONG) (22 études). Aucune des études ne rapportait les résultats sur la base du désavantage socio-économique ou d'autres marqueurs de l'égalité. Néanmoins, 11 études réalisées dans des pays à revenus élevés étaient décrites par les auteurs comme ciblant des communautés démunies, défavorisées ou de faible niveau socio-économique.

Quinze études présentaient un risque de biais élevé, 10 études présentaient un risque de biais incertain, et aucune étude n'était associée à un faible risque de biais. Le biais de sélection était particulièrement préoccupant, et une seule étude utilisait une assignation randomisée des communautés (Simon 2008). Aucune étude n'était associée à un faible risque de biais de sélection, mais 16 études présentaient un risque de biais incertain. Onze études présentaient un risque élevé de biais de détection, dix présentaient un risque incertain et quatre ne présentaient aucun risque. L'évaluation du biais de détection incluait une évaluation de la validité des outils de mesure et de la qualité des mesures de résultats. Les effets rapportés étaient inégaux pour toutes les études et mesures. Certaines études mieux planifiées ne rapportaient aucune amélioration des mesures de l'activité physique. Un biais de publication était observé.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.