Les interventions psychosociales portant sur le sevrage tabagique, telles que les conseils comportementaux, le soutien téléphonique et les interventions d'auto-assistance, sont efficaces pour aider les patients atteints de maladie coronarienne à arrêter d

Cette traduction n'est pas à jour. Veuillez cliquer ici pour voir la dernière version de cette revue en anglais.

Le tabagisme est un facteur de risque de maladie coronarienne qui diminue avec l'arrêt du tabac. Les interventions psychosociales portant sur le sevrage tabagique, telles que la thérapie comportementale, le soutien téléphonique et le matériel d'auto-assistance, sont efficaces pour aider les patients atteints de maladie coronarienne à arrêter de fumer lorsqu'elles présentent une durée supérieure à un mois. Nous avons identifié des preuves indiquant que les interventions psychosociales augmentent le taux de sevrage au bout de 6 mois. La plupart des essais combinaient différentes stratégies d'intervention et aucune stratégie ne démontrait une efficacité supérieure.

Conclusions des auteurs: 

Les interventions psychosociales portant sur le sevrage tabagique sont efficaces pour promouvoir l'abstinence à 1 an à condition de présenter une durée suffisante. D'autres études avec un suivi plus long devraient comparer différentes interventions psychosociales ou une intervention psychosociale combinée à un traitement pharmacologique (ex. : traitement par substitution nicotinique) par rapport au traitement pharmacologique seul.

Lire le résumé complet...
Contexte: 

Bien que l'arrêt du tabac améliore le pronostic après un événement cardiaque, de nombreux patients continuent à fumer et il est urgent de développer des aides au sevrage plus efficaces.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité des interventions psychosociales telles que la thérapie comportementale, le soutien téléphonique et les interventions d'auto-assistance pour aider les patients atteints de maladie coronarienne (MC) à arrêter de fumer.

La stratégie de recherche documentaire: 

Le registre Cochrane central des essais contrôlés (numéro 2, 2003), MEDLINE, EMBASE, PsycINFO et PSYNDEX ont été consultés depuis leur création jusqu'en août 2003. Les résultats ont été complétés par une contre-vérification des références ainsi que des recherches manuelles dans les revues médicales et systématiques sélectionnées.

Critères de sélection: 

Les études contrôlées randomisées (ECR) portant sur des patients atteints de MC avec un suivi d'au moins 6 mois. Après la sélection initiale des études, trois essais présentant des défauts méthodologiques (ex. : taux élevé de sortie d'étude) ont été exclus.

Recueil et analyse des données: 

Les taux de sevrage ont été calculés sur la base d'une analyse en intention de traiter (si possible) ou sur la base des résultats de suivi uniquement.

Résultats principaux: 

Nous avons identifié 16 ECR remplissant les critères d'inclusion. Les interventions consistaient en une thérapie comportementale, un soutien téléphonique et du matériel d'auto-assistance et étaient axées sur un sevrage tabagique seul ou ciblaient plusieurs facteurs de risque. Les essais portaient majoritairement sur des hommes âgés atteints de MC, principalement d'infarctus du myocarde. Dans l'ensemble, les interventions avaient un effet positif sur l'abstinence au bout de 6 à 12 mois (rapport des cotes de 1,66, intervalle de confiance (IC) à 95 %, entre 1,25 et 2,22), mais une hétérogénéité substantielle était observée entre les essais. Les essais assortis d'une évaluation validée du tabagisme lors du suivi présentaient une efficacité inférieure (rapport des cotes de 1,44, IC à 95 %, entre 0,99 et 2,11) à celle des essais non validés (rapport des cotes de 1,92, IC à 95 %, entre 1,26 et 2,93). Les études ont été regroupées par stratégie d'intervention et intensité de l'intervention. Le regroupement réduisait l'hétérogénéité mais de nombreux essais utilisaient plusieurs types d'interventions. Les rapports des cotes étaient similaires pour les différentes stratégies (thérapies comportementales, rapport des cotes de 1,69, IC à 95 %, entre 1,33 et 2,14 ; soutien téléphonique, rapport des cotes de 1,58, IC à 95 %, entre 1,28 et 1,97 ; auto-assistance, rapport des cotes de 1,48, IC à 95 %, entre 1,11 et 1,96). Les interventions plus intensives présentaient des taux d'abandon supérieurs (rapport des cotes de 1,98, IC à 95 %, entre 1,49 et 2,65), tandis que les interventions courtes ne semblaient pas efficaces (rapport des cotes de 0,92, IC à 95 %, entre 0,70 et 1,22). Deux essais avec un suivi à plus long terme ne rapportaient aucun effet bénéfique au bout de 5 ans.

Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.