Les preuves issues d'essais comparant la DPCA (dialyse à domicile sans machine) à une dialyse à l'hôpital chez des patients atteints d'insuffisance rénale sont insuffisantes.

Lorsque les reins ne fonctionnent plus (insuffisance rénale terminale), une transplantation ou une dialyse est nécessaire afin de maintenir la fonction des reins. La dialyse peut impliquer des visites régulières à l'hôpital pour recevoir un traitement à l'aide d'une machine agissant comme un rein artificiel (hémodialyse) ou un traitement à domicile. La dialyse à domicile (DPCA - dialyse péritonéale continue ambulatoire) est une option en libre-service qui ne nécessite pas de machine. Il s'agit d'un tube inséré en permanence dans l'abdomen pour faire circuler et remplacer chaque jour un liquide que l'on appelle dialysat. Cette revue n'a identifié qu'un seul essai comparant les effets de la DPCA et de l'hémodialyse. Aucune conclusion ne peut être présentée.

Conclusions des auteurs: 

Les données sont insuffisantes pour tirer des conclusions concernant l'efficacité relative de la DPCA par rapport à l'hémodialyse à l'hôpital ou à domicile chez les adultes atteints d'IRT. Des efforts supplémentaires sont nécessaires afin de développer et de mener à bien des ECR présentant une puissance statistique adéquate et comparant les différentes modalités de dialyse.

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Contexte: 

La thérapie de remplacement rénal (TRR) avec dialyse et transplantation est le seul moyen de maintenir en vie les patients atteints d'insuffisance rénale terminale (IRT). Bien que la transplantation constitue le traitement de choix, le nombre de donneurs de reins est limité et les greffes peuvent échouer. De nombreux patients ont donc besoin d'une dialyse à long terme, parfois même à vie. La dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) est une alternative à l'hémodialyse à l'hôpital ou à domicile pour les patients atteints d'IRT.

Objectifs: 

Évaluer les effets bénéfiques et délétères de la DPCA par rapport à l'hémodialyse à l'hôpital ou à domicile chez les adultes atteints d'IRT.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL, dans la Bibliothèque Cochrane, Issue 12, 2011), le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les maladies rénales (12 janvier 2012), MEDLINE (1966 - mai 2002), EMBASE (1980 - mai 2002), BIOSIS, CINAHL, SIGLE et NRR sans restriction de langue. Les références bibliographiques des articles extraits et les actes de conférence ont été consultés, et des sociétés biomédicales et investigateurs reconnus ont été contactés. Les recherches les plus récentes ont été menées le 12 janvier 2012..

Critères de sélection: 

Notre intention était d'inclure les essais contrôlés randomisés (ECR) ou quasi-randomisés comparant une DPCA à une hémodialyse à l'hôpital ou à domicile chez des adultes atteints d'IRT.

Recueil et analyse des données: 

Deux évaluateurs ont évalué la qualité méthodologique des études de manière indépendante. Les données des études incluses ont été résumées dans un formulaire standard par un évaluateur et vérifiées par un autre évaluateur. Des analyses statistiques ont été effectuées à l'aide d'un modèle à effets aléatoires et les résultats ont été exprimés sous forme de risque relatif (RR) pour les résultats dichotomiques, et de différence moyenne (DM) pour les résultats continus, avec des intervalles de confiance (IC) à 95 %.

Résultats principaux: 

Un seul essai, uniquement disponible sous forme de résumé, a été identifié au cours de la recherche la plus récente. Aucune différence statistique entre la dialyse péritonéale et l'hémodialyse n'était observée en termes de décès ou de score d'années de vie ajustées sur la qualité à deux ans.

Notes de traduction: 

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec-Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.