Le nonoxynol-9 pour prévenir la transmission vaginale d'infections sexuellement transmissibles aux femmes par les hommes

Il existe un bon niveau de preuve que le nonoxynol-9 ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et certaines preuves démontrent qu’il pourrait être préjudiciable en augmentant le taux d'ulcérations génitales. Ce produit ne peut donc pas être recommandé pour la prévention des IST.

Conclusions des auteurs: 

Il existe un bon niveau de preuve démontrant que le nonoxynol-9 ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles et certaines preuves montrent que cet agent pourrait être préjudiciable en augmentant le taux d'ulcération génitale. Ce produit ne peut donc pas être recommandé pour la prévention des IST.

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Contexte: 

L'incidence et la prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST) et d'autres infections de l'appareil génital (IAG) sont élevées dans de nombreux pays en voie de développement et dans certaines régions développées. Les IST et les IAG sont associées à la transmission vaginale du VIH. D'autres stratégies pour améliorer le contrôle des IST sont nécessaires et des microbicides vaginaux sont une possibilité. Le nonoxynol-9 (N-9), un spermicide largement utilisé, est un potentiel microbicide vaginal.

Objectifs: 

Déterminer la tolérance et l'efficacité du N-9 dans la prévention de la transmission vaginale d'infections sexuellement transmissibles (hormis le VIH) aux femmes par les hommes.

La stratégie de recherche documentaire: 

Recherche systématique dans des bases de données électroniques, des résumés de conférences, des listes de références d'études pertinentes et prises de contact avec des experts et des bailleurs de fonds.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés randomisés satisfaisant aux critères de qualité prédéterminés ayant les IST comme critère de jugement.

Recueil et analyse des données: 

Les données ont été extraites par un auteur et vérifiées par un autre.

Résultats principaux: 

Dix des 12 essais contrôlés randomisés identifiés ont été inclus et les résultats étaient en général cohérents entre eux. Dans la méta-analyse les risques de blennorragie (risque relatif [RR] 0,91, IC de 95% entre 0,67 et 1,24), d'infection cervicale (RR 1,01, 0,84-1,22), de trichomonase (RR 0,84, 0,69-1,02), de vaginose bactérienne (0,88, 0,74-1,04), de chlamydia (RR 0,88, 0,77-1,01) et de candidose (RR 0,97, 0,84-1,12) n’étaient pas statistiquement significativement différents du entre les femmes recevant du N-9 et celles recevant un placébo. Les lésions génitales étaient plus fréquentes chez les utilisatrices de N-9 (RR 1,17, IC de 95% 1,02-1,35).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.