La cyclosporine peut augmenter le nombre d'enfants obtenant une rémission complète lors d'un syndrome néphrotique cortico-résistant. Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) réduisent significativement le degré de protéinurie

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Le syndrome néphrotique est une affection au cours de laquelle les reins laissent échapper les protéines du sang dans les urines. Les corticoïdes sont utilisés en premier lieu pour obtenir la rémission. Certains enfants ne répondent pas à ce traitement et d'autres agents tels que le cyclophosphamide, le chlorambucil et la cyclosporine ou les inhibiteurs ECA peuvent être utilisés. Cette revue a mis en évidence que lorsque la cyclosporine était comparée au placebo ou à l'absence de traitement il y avait une augmentation significative du nombre d'enfants ayant obtenu une rémission complète. La cyclosporine augmentait également significativement le nombre d'enfants obtenant une rémission complète ou partielle par rapport au cyclophosphamide par voie IV. Aucune amélioration avec d'autres agents immunodépresseurs n'a été observée. Cependant, le nombre d'études était réduit. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Conclusions des auteurs: 

D'autres ECR puissants et bien planifiés sont nécessaires pour confirmer l'efficacité de la cyclosporine et pour évaluer d'autres traitements pour le SNICR, notamment une forte dose de stéroïdes avec la cyclosporine.

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Contexte: 

La majorité des enfants présentant leur premier épisode de syndrome néphrotique obtiennent une rémission avec le traitement aux corticoïdes. Les enfants ne répondant pas au traitement peuvent être traités avec des agents immunodépresseurs, notamment les inhibiteurs de la calcineurine (cyclosporine ou tacrolimus), et des agents non immunodépresseurs tels que les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA). Les combinaisons optimales de ces agents avec le moins de toxicité doivent encore être déterminées.

Objectifs: 

Évaluer les bénéfices et les préjudices des interventions utilisées pour traiter le syndrome néphrotique idiopathique cortico-résistant (SNICR) chez les enfants.

La stratégie de recherche documentaire: 

Des essais contrôlés randomisés (ECR) ont été identifiés dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur le rein, le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), MEDLINE, EMBASE et dans les références bibliographiques d'articles.

Critères de sélection: 

Les ECR et quasi-ECR ont été inclus s'ils comparaient différents agents immunodépresseurs et agents non immunodépresseurs avec un placebo, la prednisone ou un autre agent administré par voie orale ou parentérale chez des enfants âgés de trois mois à 18 ans et souffrant du SNICR.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont de façon indépendante consulté la littérature, déterminé l'éligibilité des études, évalué la qualité et extrait les données. Pour les résultats dichotomiques, les résultats ont été exprimés sous forme de risques relatifs (RR) avec des intervalles de confiance (IC) à 95 %. Les données ont été combinées au moyen d'un modèle à effets aléatoires.

Résultats principaux: 

Quatorze ECR (449 enfants) ont été inclus. La cyclosporine, par rapport au placebo ou à l'absence de traitement, augmentait significativement le nombre d'enfants ayant obtenu une rémission complète (trois études, 49 enfants : RR 7,66, IC à 95% entre 1,06 et 55,34). La cyclosporine augmentait significativement le nombre d'enfants avec une rémission complète ou partielle par rapport au cyclophosphamide par voie IV (une étude, 32 enfants : RR 3,40, IC à 95% entre 1,12 et 10,28). Aucune différence significative n'a été observée, pour ce qui est du nombre d'enfants ayant obtenu une rémission complète, entre le cyclophosphamide par voie orale associé à la prednisone et la prednisone seule (deux études, 91 enfants : RR 1,06, IC à 95 % entre 0,61 et 1,87), cyclophosphamide IV contre oral (une étude, 11 enfants : RR 3,13, IC à 95 % entre 0,81 et 12,06), cyclophosphamide IV contre cyclophosphamide oral avec dexaméthasone IV (une étude, 49 enfants : RR 1,13, IC à 95 % entre 0,65 et 1,96), tacrolimus contre cyclosporine (une étude, 41 enfants : RR 0,86, IC à 95 % entre 0,44 et 1,66) et azathioprine avec prednisone contre prednisone seule (une étude, 31 enfants : RR 0,94, IC à 95% entre 0,15 et 5,84). Les IECA réduisaient significativement la protéinurie (deux études, 70 enfants). Il n'a pas été possible d'identifier d'études comparant une forte dose de stéroïdes et la cyclosporine avec des agents seuls, un placebo ou une absence de traitement.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.