L'antibiothérapie pour l'endométrite post-accouchement

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La combinaison de gentamicine et de clindamycine intraveineuses est plus efficace que les autres antibiotiques pour l'endométrite post-accouchement.

L'inflammation de la muqueuse de l'utérus (endométrite post-partum), également connue sous le nom de fièvre puerpérale, est causée par une infection s'infiltrant dans l'utérus durant l'accouchement. Elle se produit dans environ 1 % à 3 % des naissances et elle est jusqu'à dix fois plus fréquente après une césarienne. La rupture prolongée des membranes et de multiples examens vaginaux semblent également en augmenter le risque. L'endométrite cause de la fièvre, une sensibilité de l'utérus et des lochies à l'odeur désagréable, et elle peut avoir des complications graves telles que formation d'abcès, septicémie et caillots sanguins. Elle est également une cause importante de mortalité maternelle à travers le monde, bien que ceci soit très rare dans les pays à revenu élevé grâce à l'utilisation d'antibiotiques. Il y a la forme à apparition précoce, survenant dans les 48 heures, et celle à apparition tardive, jusqu'à six semaines après la naissance. De nombreux traitements antibiotiques sont actuellement utilisés. La revue a comparé différents antibiotiques, modes d'administration et dosages. La revue a identifié 39 études, impliquant au total 4 221 femmes, qui n'étaient globalement pas très solides du point de vue méthodologique et souvent financées par les compagnies pharmaceutiques. La combinaison de gentamicine et de clindamycine par voie intraveineuse, ainsi que les médicaments à large spectre antibactérien incluant certaines souches résistantes à la pénicilline, ont été jugés les plus efficaces pour le traitement de l'endométrite post-accouchement. Il n'y avait pas de preuve qu'un des traitements ait eu moins d'effets indésirables que d'autres, mais aucune étude n'avait examiné les conséquences sur la santé du bébé et il n'y a pas de données sur le développement d'une éventuelle résistance médicamenteuse. Quand l'endométrite était non compliquée et réagissait bien aux antibiotiques intraveineux, il n'était pas nécessaire de poursuivre avec un traitement médicamenteux oral.

Conclusions des auteurs: 

La combinaison de gentamicine et de clindamycine est un traitement approprié pour l'endométrite. Les schémas thérapeutiques ayant une activité contre les bactéries anaérobies résistantes à la pénicilline sont meilleurs que les autres. Il n'y a pas de preuve qu'un régime quelconque soit associé à moins d'effets secondaires. Après qu'une amélioration clinique de l'endométrite non compliquée a été obtenue par thérapie intraveineuse, il n'y a plus besoin de traitement oral. (Note: les deux citations dans la section de classification attente de l'examen peut modifier les conclusions de l'examen une fois évalué).

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Contexte: 

L'endométrite post-partum, qui est plus fréquente après une césarienne, se produit lorsque des organismes vaginaux envahissent la cavité utérine lors du travail et de l'accouchement. Un traitement antibiotique est alors recommandé.

Objectifs: 

L'effet de différents schémas d'antibiothérapie pour le traitement de l'endométrite post-partum (échec du traitement et complications) a été systématiquement passé en revue.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (Janvier 2007). Nous avons actualisé cette recherche, le 8 Juin 2012 et ajouter les résultats de la section de classification attente de l'examen.

Critères de sélection: 

Nous avons sélectionné des essais randomisés de différents schémas d'antibiothérapie pour l'endométrite post-partum, après césarienne ou accouchement par voie basse, dans lesquels étaient rapportés les critères d'échec du traitement ou de complications.

Recueil et analyse des données: 

Nous avons extrait les données indépendamment et fait des comparaisons entre différentes antibiothérapies définies par le type d'antibiotique, la durée du traitement et le mode d'administration. Nous avons calculé les risques relatifs résumés.

Résultats principaux: 

Trente-neuf essais totalisant 4 221 participants ont été inclus. Quinze études comparant la combinaison de clindamycine et d'un aminoside à un autre schéma thérapeutique ont constaté plus d'échecs avec l'autre schéma (risque relatif (RR) 1,44 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % 1,15 à 1,80). Les schémas thérapeutiques à faible activité contre les bactéries anaérobies résistantes à la pénicilline étaient plus susceptibles d'échouer (RR 1,94 ; IC à 95 % 1,38 à 2,72). Dans trois études ayant comparé, suite à un traitement par voie intraveineuse, l'antibiothérapie orale à l'absence de traitement par voie orale, aucunes différences n'avaient été constatées quant à la récurrence de l'endométrite ou à d'autres critères de jugement. Dans quatre études comparant la dose unique à trois doses par jour de gentamicine, il y avait moins d'échecs avec la mono-dose quotidienne. Il n'y avait pas de preuve d'une différence dans l'incidence des réactions allergiques. Les céphalosporines étaient associées à moins de diarrhées.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.