Prevention

Interventions pour la prévention des lésions du muscle ischio-jambier

Les lésions du muscle ischio-jambier (situé à l'arrière de la cuisse) sont courantes chez les personnes qui pratiquent des sports tels que le football et le basketball. Ces lésions sont souvent graves, douloureuses, exigent une longue rééducation et sont associées à un risque de récidive prononcé. Différentes interventions visant à prévenir ces lésions sont couramment utilisées. L'objectif de cette revue était d'examiner les preuves d'efficacité de ces interventions pour prévenir les lésions du muscle ischio-jambier.

Sept essais contrôlés randomisés portant sur un total de 1 919 participants ont été inclus. Tous les essais examinaient des sujets, principalement de jeunes adultes, pratiquant des activités sportives de manière régulière. Certains essais étaient compromis par une méthodologie inadéquate, notamment une absence d'assignation en aveugle et des données de résultats incomplètes.

Quatre essais portant sur 287 participants examinaient des interventions visant directement à prévenir les lésions du muscle ischio-jambier. Trois de ces essais, qui évaluaient des protocoles de renforcement des muscles ischio-jambiers, rapportaient des résultats contradictoires, et nous n'avons pas été en mesure de déterminer si les exercices de musculation étaient ou non bénéfiques. Un petit essai rapportait qu'une thérapie manuelle (consistant en une manipulation, un massage et des étirements spécifiques des articulations et des muscles de la colonne vertébrale et des jambes) pourrait prévenir les lésions des muscles des jambes, y compris des muscles ischio-jambiers.

Trois essais non concluants examinaient des interventions visant à prévenir tous types de lésions des jambes et rapportaient des données spécifiques concernant les lésions des muscles ischio-jambiers. Deux essais ne rapportaient aucune preuve d'effet associée à un entraînement sur planche d'équilibre (protocole proprioceptif). Un essai ne rapportait aucune preuve d'effet associée à un protocole d'échauffement/récupération et d'étirements chez des coureurs de fond.

Sur la base des résultats des recherches actuellement disponibles, aucune intervention spécifique ne peut être recommandée pour réduire le risque de lésion du muscle ischio-jambier.

Authors' conclusions: 

Les preuves issues d'essais contrôlés randomisés sont insuffisantes pour tirer des conclusions définitives concernant l'efficacité des interventions visant à prévenir les lésions du muscle ischio-jambier chez les individus pratiquant le football ou d'autres activités à haut risque. Les résultats relatifs à la thérapie manuelle devront être confirmés.

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Background: 

Certains sports, tels que le football, sont associés à une incidence élevée de lésions du muscle ischio-jambier. Différentes interventions visant à prévenir ces lésions sont couramment utilisées.

Objectives: 

Évaluer les effets (principalement sur l'incidence des lésions du muscle ischio-jambier) des interventions visant à prévenir les lésions du muscle ischio-jambier chez les individus physiquement actifs.

Search strategy: 

Nous avons consulté le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les traumatismes ostéo-articulaires et musculaires (jusqu'en décembre 2008), le registre Cochrane central des essais contrôlés (Bibliothèque Cochrane, 2008, numéro 4), MEDLINE et d’autres bases de données (jusqu'en décembre 2008), ainsi que les références bibliographiques et les registres d'essais cliniques.

Selection criteria: 

Les essais randomisés ou quasi-randomisés portant sur des interventions visant à prévenir les lésions du muscle ischio-jambier ont été inclus ; de même que les essais évaluant des interventions visant à prévenir les lésions des membres inférieurs, à condition de documenter les lésions du muscle ischio-jambier. Les critères de jugement secondaires comprenaient l'observance, la gravité et l'incidence d'autres lésions de la jambe.

Data collection and analysis: 

Deux auteurs ont examiné les résultats des recherches, évalué la qualité méthodologique et extrait les données de manière indépendante. Les risques relatifs (RR) et leurs intervalles de confiance à 95 % (IC à 95 %) ont été calculés pour les variables dichotomiques et sont rapportés pour les données individuelles et combinées.

Main results: 

Sept essais contrôlés randomisés portant sur 1 919 participants ont été inclus. Tous les essais examinaient des sujets, principalement de jeunes adultes, pratiquant des activités sportives de manière régulière. Certains essais étaient compromis par une méthodologie inadéquate, notamment une absence d'assignation en aveugle et des données de résultats incomplètes.

Quatre essais portant sur 287 participants examinaient des interventions visant directement à prévenir les lésions du muscle ischio-jambier. Trois de ces essais, qui évaluaient des protocoles de renforcement des muscles ischio-jambiers, rapportaient des résultats contradictoires ; un petit essai rapportait des bénéfices, mais le taux de contrôle des lésions du muscle ischio-jambier (principalement mineures) était anormalement élevé. Les deux autres essais n'observaient aucun bénéfice et rapportaient une incidence supérieure des lésions du muscle ischio-jambier dans le groupe expérimental. Un essai non publié et présentant une puissance statistique insuffisante rapportait certaines preuves indiquant que la thérapie manuelle pourrait prévenir le claquage musculaire des membres inférieurs (RR de 0,13, IC à 95 %, entre 0,02 et 0,97), mais les résultats pour la lésion du muscle ischio-jambier n'atteignaient pas un niveau statistiquement significatif (RR de 0,21, IC à 95 %, entre 0,03 et 1,66).

Trois essais évaluant des interventions visant à prévenir les lésions des membres inférieurs et rapportant des données concernant les lésions du muscle ischio-jambier n'observaient aucun effet statistiquement significatif associé à des protocoles proprioceptifs (deux essais randomisés en cluster) ou à un protocole d'échauffement/récupération et d'étirements (un essai) sur les lésions du muscle ischio-jambier.

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Interventions pour la prévention des lésions des tissus mous des membres inférieurs chez les coureurs

Les lésions des tissus mous des membres inférieurs sont courantes chez les coureurs. La plupart des lésions liées à la course sont des blessures de surmenage dont les causes sont souvent multifactorielles. Les stratégies de prévention tentent de cibler les facteurs de risque modifiables. 25 essais portant sur un total de 30 252 participants ont été inclus dans cette revue. Trois essais seulement recrutaient des coureurs issus de la population générale, et un essai recrutait des arbitres de football. Dix-neuf essais portaient sur du personnel militaire (armée, marine, etc.) soumis à un entraînement de base incluant des périodes intensives de course à pied ainsi que d'autres activités. Deux essais avaient été réalisés dans des prisons.

Les essais inclus examinaient quatre catégories d'interventions : des exercices, une modification des programmes d'entraînement, l'utilisation d'orthèses et l'utilisation de chaussures et de chaussettes.

Dans le compte-rendu suivant, lorsqu'il n'existait aucune preuve d'efficacité d'une intervention, les résultats étaient compatibles avec une réduction ou une augmentation du nombre de lésions des tissus mous.

Aucune preuve n'indique que l'amélioration des capacités physiques par l'exercice (étirements ou exercices de conditionnement) réduisait les lésions des tissus mous des membres inférieurs.

Concernant la modification des programmes d'entraînement, aucune preuve n'indique qu'un programme d'entraînement plus long avec augmentation progressive de l'intensité de la course était plus efficace qu'un programme plus court pour prévenir les lésions chez des coureurs débutants s'entraînant pour une course récréative de 6,4 km. Une augmentation plus progressive de l'intensité de l'entraînement pourrait même entraîner une augmentation des douleurs au tibia chez les participants suivant un entraînement militaire. Il existe des preuves limitées issues de deux essais de faible qualité réalisés dans des prisons concernant l'efficacité d'une réduction de la fréquence ou de la durée de la course, mais ces résultats pourraient ne pas s'appliquer aux coureurs en général ou aux recrues militaires.

Les attelles de genou pourraient réduire la fréquence des douleurs antérieures du genou. Les semelles biomécaniques sur mesure pourraient être plus efficaces que l'absence de semelles pour réduire la périostose (syndrome du stress tibial) chez les recrues militaires. Aucune preuve ne permet de recommander l'utilisation de semelles pour réduire les autres lésions des tissus mous des membres inférieurs, qu'il s'agisse de semelles génériques ou fabriquées sur mesure.

Aucune preuve n'indique que les chaussures de course adaptées à la forme du pied sont plus efficaces que les chaussures de course standard pour prévenir les lésions chez les recrues militaires.

Globalement, les preuves d'efficacité des interventions visant à réduire les douleurs et les lésions des membres inférieurs après une course intensive sont très faibles. D'autres essais conçus, réalisés et documentés conformément aux normes actuelles sont nécessaires pour confirmer ces résultats, en particulier chez les coureurs amateurs ou de compétition, plutôt que chez les recrues militaires.

Authors' conclusions: 

Dans l'ensemble, la base factuelle est très faible concernant l'efficacité des interventions visant à réduire les lésions des tissus mous après une course intensive, et peu d'essais sont associés à un faible risque de biais. Des ECR mieux planifiés et documentés sont nécessaires afin d'évaluer des interventions portant sur des coureurs amateurs et de compétition.

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Background: 

Les coureurs sont souvent victimes de lésions de surmenage des tissus mous. Les exercices d'étirement, la modification des programmes d'entraînement et l'utilisation d'équipements de protection tels que des attelles et des semelles sont souvent recommandés pour prévenir ces lésions. Ceci est une mise à jour d'une revue publiée pour la première fois en 2001.

Objectives: 

Évaluer les effets des interventions visant à prévenir les lésions des tissus mous des membres inférieurs liées à la course.

Search strategy: 

Nous avons consulté le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les traumatismes ostéo-articulaires et musculaires (mars 2011) ; la Bibliothèque Cochrane 2010, numéro 4 ; MEDLINE (1966 à janvier 2011) ; EMBASE (1980 à janvier 2011) ; et les registres d’essais cliniques internationaux (17 janvier 2011).

Selection criteria: 

Les essais randomisés ou quasi-randomisés évaluant des interventions visant à prévenir les lésions des tissus mous des membres inférieurs liées à la course.

Data collection and analysis: 

Deux auteurs ont évalué le risque de biais (génération de séquence, assignation secrète, assignation en aveugle et données de résultats incomplètes) et extrait les données de manière indépendante. Les données ont été ajustées pour la randomisation en grappes si nécessaire, et ont été combinées à l'aide du modèle à effets fixes lorsque cela était approprié.

Main results: 

25 essais portant sur 30 252 participants ont été inclus). Les participants étaient des recrues militaires (19 essais), des coureurs issus de la population générale (trois essais), des arbitres de football (un essai) et des prisonniers (deux essais). Les interventions examinées dans les essais inclus appartenaient à quatre grandes stratégies préventives : des exercices, une modification des programmes d'entraînement, l'utilisation d'orthèses et l'utilisation de chaussures et de chaussettes. Les 25 essais inclus présentaient un risque de biais indéterminé ou élevé pour au moins l'un des quatre domaines précédemment mentionnés.

Nous n'avons identifié aucune preuve indiquant que les étirements permettaient de réduire les lésions des tissus mous des membres inférieurs (6 essais ; 5130 participants ; risque relatif [RR] de 0,85, intervalle de confiance à 95 % [IC à 95 %], entre 0,65 et 1,12). Comme pour tous les résultats non significatifs, ce résultat est compatible avec une réduction ou une augmentation des lésions des tissus mous. Nous n'avons identifié aucune preuve permettant de recommander un régime d'entraînement à base d'exercices de conditionnement pour améliorer la force, la flexibilité et la coordination (un essai ; 1020 participants ; RR 1,20, IC à 95 % entre 0,77 et 1,87).

Nous n'avons identifié aucune preuve indiquant qu'une augmentation plus lente et progressive de l'entraînement réduisait les lésions chez les coureurs débutants (un essai ; 486 participants ; RR 1,02, IC à 95 % entre 0,72 et 1,45). Certaines preuves issues d'un essai de faible qualité indiquaient qu'un entraînement supplémentaire entraînait une augmentation significative du nombre de recrues navales souffrant de périostose (un essai ; 1670 participants ; RR 2,02, IC à 95 % entre 1,11 et 3,70). Des preuves limitées indiquaient que les lésions étaient moins fréquentes chez les prisonniers lorsque la durée (un essai ; 69 participants ; RR de 0,41, IC à 95 %, entre 0,21 et 0,79) ou la fréquence de la course (un essai ; 58 participants ; RR de 0,19, IC à 95 %, entre 0,06 et 0,66) étaient réduites.

Les attelles fémoro-patellaires semblent efficaces pour prévenir les douleurs antérieures du genou (deux essais ; 227 participants ; RR 0,41, IC à 95 % entre 0,24 et 0,67).

Les semelles biomécaniques sur mesure pourraient être plus efficaces que l'absence de semelles pour réduire la périostose (syndrome du stress tibial) chez des recrues militaires (un essai ; 146 participants ; RR 0,24, IC à 95 % entre 0,08 et 0,69).

Nous n'avons identifié aucune preuve indiquant que le port de chaussures de course adaptées à la forme du pied plutôt que de chaussures de course standard entraînait une réduction significative du taux de lésions dues à la course chez les recrues militaires (2 essais ; 5795 participants ; rapport des taux de 1,03, IC à 95 %, entre 0,93 et 1,14).

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Intervenciones para la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales

Intervenciones para la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales

Las lesiones de los músculos isquiotibiales (músculos ubicados en la parte posterior del muslo) son frecuentes en deportes como el fútbol y el basquetbol. Estas lesiones suelen ser graves, provocan dolor, períodos prolongados de rehabilitación y una clara predisposición a una nueva lesión. En la actualidad se usan con frecuencia diversas intervenciones que se dirigen a la prevención de tales lesiones. Esta revisión se propuso resumir las pruebas de la efectividad de estas intervenciones para la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales.

Se incluyeron siete ensayos controlados aleatorios, con un total de 1919 participantes. Todos los ensayos incluyeron personas que realizaban actividades deportivas con regularidad, en su mayoría adultos jóvenes. Algunos ensayos se vieron afectados por la metodología deficiente, incluida la ausencia de cegamiento y los datos de resultado incompletos.

Cuatro ensayos, con 287 participantes, analizaron las intervenciones que se dirigieron de forma directa a la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales. Tres de estos ensayos, que evaluaron protocolos de fortalecimiento de los músculos isquiotibiales, presentaron resultados contradictorios y no pudieron determinar si los ejercicios de fortalecimiento de los músculos isquiotibiales fueron beneficiosos o no. Un ensayo pequeño encontró que el tratamiento manual (manipulación, masajes y estiramiento específico de las articulaciones y los músculos de la columna vertebral y la pierna) puede prevenir las lesiones de los músculos de la pierna, incluidos los músculos isquiotibiales.

Tres ensayos no concluyentes evaluaron las intervenciones para la prevención de todas las lesiones de miembros inferiores para los que se dispuso de datos sobre las lesiones de los músculos isquiotibiales. Dos ensayos no encontraron pruebas de un efecto para el entrenamiento del equilibrio en una tabla de equilibrio (protocolo propioceptivo). Un ensayo no encontró pruebas en cuanto al protocolo de calentamiento/relajación muscular y elongación para las personas que suelen correr largas distancias.

En función de los resultados de investigación actualmente disponibles, no puede recomendarse una intervención específica para disminuir el riesgo de lesiones de los músculos isquiotibiales.

Authors' conclusions: 

No hay pruebas suficientes a partir de ensayos controlados aleatorios para establecer conclusiones sobre la efectividad de las intervenciones usadas para la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales en las personas que practican fútbol o realizan otras actividades de alto riesgo para estas lesiones. Los hallazgos para el tratamiento manual deben confirmarse.

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Background: 

Algunos deportes, como el fútbol, presentan una incidencia muy elevada de lesiones de los músculos isquiotibiales. En la actualidad se usan con frecuencia diversas intervenciones que se dirigen a la prevención de tales lesiones.

Objectives: 

Evaluar los efectos (principalmente, sobre la incidencia de las lesiones de los músculos isquiotibiales) de las intervenciones usadas para la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales en las personas que realizan actividad física.

Search strategy: 

Se hicieron búsquedas en el Registro Especializado del Grupo Cochrane de Lesiones Óseas, Articulares y Musculares (Cochrane Bone, Joint and Muscle Trauma Group) (hasta diciembre 2008), Registro Cochrane Central de Ensayos Controlados (Cochrane Central Register of Controlled Trials) (The Cochrane Library, 2008, número 4), MEDLINE y en otras bases de datos (hasta diciembre 2008), listas de referencias y registros de ensayos clínicos.

Selection criteria: 

Se incluyeron los ensayos aleatorios o cuasialeatorios de intervenciones para la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales; y los ensayos que evaluaron la prevención de las lesiones de miembros inferiores, siempre que se informaran las lesiones de los músculos isquiotibiales. Los resultados secundarios fueron: cumplimiento, gravedad y aparición de otras lesiones de miembros inferiores.

Data collection and analysis: 

Dos autores seleccionaron de forma independiente los resultados de la búsqueda, evaluaron la calidad metodológica y extrajeron los datos. Se calcularon los cocientes de riesgos (CR) y los intervalos de confianza (IC) del 95% para las variables dicotómicas y se informan para los datos agrupados e individuales.

Main results: 

Se incluyeron siete estudios controlados aleatorios, con un total de 1919 participantes. Todos los ensayos incluyeron personas que realizaban actividades deportivas con regularidad, en su mayoría adultos jóvenes. Algunos ensayos se vieron afectados por la metodología deficiente, incluida la ausencia de cegamiento y los datos de resultado incompletos.

Cuatro ensayos, con 287 participantes, analizaron las intervenciones que se dirigieron de forma directa a la prevención de las lesiones de los músculos isquiotibiales. Tres de estos ensayos, que evaluaron los protocolos de fortalecimiento de los músculos isquiotibiales, presentaron resultados contradictorios, y un ensayo pequeño mostró beneficios (aunque la tasa de control de las lesiones principalmente leves de los músculos isquiotibiales fue excepcionalmente alta). Los otros dos ensayos no encontraron beneficios, y se observó una mayor incidencia de lesiones de los músculos isquiotibiales en el grupo de intervención. Un ensayo no publicado con bajo poder estadístico aportó algunas pruebas de que el tratamiento manual puede prevenir una distensión muscular en el miembro inferior (CR 0,13; IC del 95%: 0,02 a 0,97), aunque el hallazgo de las lesiones de los músculos isquiotibiales no alcanzó significación estadística (CR 0,21; IC del 95%: 0,03 a 1,66).

Tres ensayos que evaluaron las intervenciones para la prevención de las lesiones de miembros inferiores para los que se dispuso de datos sobre las lesiones de los músculos isquiotibiales no encontraron un efecto estadísticamente significativo en cuanto a las lesiones de los músculos isquiotibiales para los protocolos propioceptivos (dos ensayos aleatorios por grupos) o un protocolo de calentamiento/relajación muscular y elongación (un ensayo).

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Intervenciones para prevenir lesiones de los tejidos blandos de miembros inferiores durante el ejercicio de correr

Las lesiones de los tejidos blandos de miembros inferiores son frecuentes en los corredores. La mayoría de las lesiones relacionadas con el trote son lesiones por uso excesivo y las causas de estas lesiones suelen ser multifactoriales. Las estrategias de prevención intentan dirigirse a los factores de riesgo modificables. Se incluyeron 25 ensayos con 30 252 participantes en esta revisión. Sólo tres de los ensayos seleccionaron a los corredores en la población general y uno seleccionó a árbitros de fútbol. Diecinueve ensayos incluyeron personal militar (personal del ejército, marines, armada, etc.) que estaban realizando el entrenamiento básico que incluye períodos intensivos de carrera, además de otras actividades. Dos ensayos se realizaron en prisiones.

Los ensayos incluidos evaluaron cuatro categorías de intervenciones: ejercicios, modificación de los programas de entrenamiento, uso de ortesis, y calzado y calcetines.

En los siguientes resultados, donde "no hay pruebas" de que alguna intervención haya funcionado, los resultados fueron compatibles tanto con una reducción como con un aumento del número de lesiones de los tejidos blandos.

No existen pruebas de que mejorar las condiciones físicas mediante ejercicios (de acondicionamiento o elongación) reduzca las lesiones de los tejidos blandos de miembros inferiores.

Con respecto a la modificación de los programas de entrenamiento, no hay pruebas de que un programa de entrenamiento más prolongado, con un aumento gradual del tiempo de carrera, sea más efectivo que un programa de entrenamiento más corto para prevenir las lesiones en los corredores principiantes que se entrenan para una carrera lúdica de cuatro millas. Una preparación más larga en la intensidad del entrenamiento puede incluso dar lugar a un aumento de los casos de dolor tibial en las personas que hacen un entrenamiento militar. Dos ensayos de calidad deficiente, realizados en cárceles, proporcionaron pruebas limitadas sobre la efectividad de la reducción de la frecuencia o la duración del trote, pero estos resultados pueden no ser aplicables a los corredores en general o los reclutas militares.

Las rodilleras pueden aliviar la frecuencia del dolor anterior de la rodilla. Las plantillas biomecánicas hechas a medida pueden ser más efectivas que ninguna plantilla para reducir la periostitis tibial (síndrome de estrés medial de la tibia) en los reclutas militares. No existen pruebas que apoyen el uso de plantillas para la reducción de otras lesiones de los tejidos blandos de miembros inferiores, ya sea plantillas prescritas individualmente para ajustarse a la forma del pie o estándar.

No existen pruebas de que el calzado para correr prescrito individualmente para ajustarse a la forma del pie sea mejor que el calzado para correr estándar en cuanto a la prevención de lesiones en los reclutas militares.

En términos generales, las pruebas sobre la efectividad de las intervenciones para aliviar el dolor y las lesiones de miembros inferiores después de la carrera intensivo son muy débiles. Se requerirían más ensayos, diseñados, realizados y notificados según los estándares actuales, para confirmar estos resultados, especialmente en corredores recreativos o competitivos, en lugar de reclutas militares.

Authors' conclusions: 

En términos generales, la base de pruebas sobre la efectividad de las intervenciones para reducir las lesiones de tejidos blandos después del ejercicio de correr intensivo es muy débil, con pocos ensayos con bajo riesgo de sesgo. Se necesitan más ECAs, bien diseñados y notificados, que evalúen intervenciones en corredores con objetivos lúdicos y competitivos.

Resumen en términos sencillos
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Background: 

Las lesiones de tejidos blandos por uso excesivo ocurren con frecuencia en los corredores. A menudo se recomienda como prevención los ejercicios de estiramientos, la modificación de los programas de entrenamiento y el uso de dispositivos protectores como rodilleras y plantillas. Ésta es una actualización de una revisión publicada por primera vez en 2001.

Objectives: 

Evaluar los efectos de las intervenciones para la prevención de lesiones de los tejidos blandos de miembros inferiores durante el ejercicio de correr.

Search strategy: 

Se hicieron búsquedas en el Registro Especializado del Grupo Cochrane de Lesiones Óseas, Articulares y Musculares (Cochrane Bone, Joint and Muscle Trauma Group) (marzo 2011); Cochrane Library 2010, número 4; MEDLINE (1966 hasta enero 2011); EMBASE (1980 hasta enero 2011); y en registros internacionales de ensayos (17 enero 2011).

Selection criteria: 

Ensayos con asignación aleatoria o cuasialeatoria que evaluaban intervenciones para prevenir lesiones de los tejidos blandos de miembros inferiores durante el ejercicio de correr.

Data collection and analysis: 

Dos revisores evaluaron de forma independiente el riesgo de sesgo (en relación con la generación de la secuencia, la ocultación de la asignación, el cegamiento, los datos de resultado incompletos) y extrajeron los datos. Los datos se adaptaron para la asignación por grupos y se agruparon mediante un modelo de efectos fijos cuando fue apropiado.

Main results: 

Se incluyeron 25 ensayos (30 252 participantes). Los participantes eran reclutas militares (19 ensayos), corredores de la población general (tres ensayos), árbitros de fútbol (un ensayo) y prisioneros (dos ensayos). Las comparaciones evaluadas en los ensayos incluidos pueden dividirse en cuatro grandes estrategias de prevención: ejercicios, modificación de los programas de entrenamiento, uso de ortesis, y calzado y calcetines. Los 25 ensayos incluidos recibieron la calificación de riesgo de sesgo "incierto" o "alto" en al menos uno de los cuatro dominios enumerados anteriormente.

No se hallaron pruebas de que los estiramientos reduzca las lesiones de los tejidos blandos de miembros inferiores (6 ensayos; 5 130 participantes; cociente de riesgos [CR] 0,85, intervalo de confianza [IC] del 95%: 0,65 a 1,12). Al igual que en todos los resultados no significativos, esta cifra es compatible tanto con una reducción como con un aumento de las lesiones de tejidos blandos. No se hallaron pruebas que apoyen un régimen de entrenamiento de ejercicios de acondicionamiento para mejorar la fuerza, la flexibilidad y la coordinación (un ensayo; 1 020 participantes; CR 1,20, IC del 95%: 0,77 a 1,87).

No se hallaron pruebas de que un aumento más gradual, más prolongado, del entrenamiento reduzca las lesiones en los corredores principiantes (un ensayo; 486 participantes; CR 1,02, IC del 95%: 0,72 a 1,45). Un ensayo de calidad deficiente aportó algunas pruebas de que el entrenamiento adicional dio lugar a un aumento significativo del número de reclutas navales que presentó síndrome de estrés medial de la tibia (un ensayo; 1 670 participantes; CR 2,02, IC del 95%: 1,11 a 3,70). Se encontraron pruebas limitadas de que las lesiones fueron menos frecuentes en los prisioneros cuando se redujo la duración (un ensayo; 69 participantes; RR 0,41, IC del 95%: 0,21 a 0,79) o la frecuencia del trote (un ensayo; 58 participantes; RR 0,19, IC del 95%: 0,06 a 0,66).

Las rodilleras femororrotulianas parecen ser efectivas para prevenir el dolor anterior de rodilla (dos ensayos; 227 participantes; CR 0,41, IC del 95%: 0,24 a 0,67).

Las plantillas biomecánicas hechas a medida pueden ser más efectivas que ninguna plantilla para reducir la periostitis tibial (síndrome de estrés medial de la tibia) en los reclutas militares (un ensayo; 146 participantes; CR 0,24, IC del 95%: 0,08 a 0,69).

No se hallaron pruebas en los reclutas militares de que el uso de calzado para correr basado en la forma del pie, en lugar de calzado para correr estándar, reduzca de manera significativa la tasa de lesiones durante el trote (2 ensayos; 5 795 participantes; proporción de la tasa: 1,03, IC del 95%: 0,93 a 1,14).

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Interventions for preventing lower limb soft-tissue injuries in runners

Lower limb soft-tissue injuries are common in runners. Most running-related injuries are overuse injuries and the causes of these injuries are often multifactorial. Prevention strategies attempt to target modifiable risk factors. We included 25 trials with 30,252 participants in this review. Only three of the trials recruited runners from the general population, and one recruited soccer referees. Nineteen trials involved service personnel (Army, Marines, Naval personnel etc) undertaking basic training which includes intensive periods of running, along with other activities. Two trials were conducted in prisons.

The included trials tested four categories of interventions: exercises, modification of training schedules, use of orthoses, and footwear and socks.

In the following results, where there is "no evidence" that an intervention worked, the results were compatible with either a reduction or an increase in the number of soft-tissue injuries.

There is no evidence that improving physical attributes by exercises (stretching or conditioning exercises) reduces lower limb soft-tissue injuries.

With regards to the modification of training schedules, there is no evidence that a longer training programme with a gradual increase in the amount of running is more effective than a shorter training programme for preventing injuries in novice runners training for a four-mile recreational run. Having a longer build-up in training intensity may even result in an increase in sore shins in people undergoing military training. There is limited evidence from two poor quality trials conducted in prisons for the effectiveness of decreased frequency or duration of running but these results may not apply to runners in general, or military recruits.

Knee braces may reduce the frequency of anterior knee pain. Custom-made biomechanical insoles may be more effective than no insoles for reducing shin splints (medial tibial stress syndrome) in military recruits. There is no evidence to support the use of shoe insoles for the reduction of other lower limb soft-tissue injuries, whether they are individually prescribed to suit foot shape or off-the-shelf.

There is no evidence that running shoes prescribed to suit individual foot shape are better than standard running shoes for preventing injuries in military recruits.

Overall, the evidence for the effectiveness of interventions to reduce lower-limb pain and injury after intensive running is very weak. More trials, designed, conducted and reported to contemporary standards, would be required to confirm these findings, especially in recreational or competitive runners, rather than military recruits.

Authors' conclusions: 

Overall, the evidence base for the effectiveness of interventions to reduce soft-tissue injury after intensive running is very weak, with few trials at low risk of bias. More well-designed and reported RCTs are needed that test interventions in recreational and competitive runners.

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Background: 

Overuse soft-tissue injuries occur frequently in runners. Stretching exercises, modification of training schedules, and the use of protective devices such as braces and insoles are often advocated for prevention. This is an update of a review first published in 2001.

Objectives: 

To assess the effects of interventions for preventing lower limb soft-tissue running injuries.

Search strategy: 

We searched the Cochrane Bone, Joint and Muscle Trauma Group Specialised Register (March 2011); The Cochrane Library 2010, Issue 4; MEDLINE (1966 to January 2011); EMBASE (1980 to January 2011); and international trial registries (17 January 2011).

Selection criteria: 

Randomised or quasi-randomised trials evaluating interventions to prevent lower limb soft-tissue running injuries.

Data collection and analysis: 

Two authors independently assessed risk of bias (relating to sequence generation, allocation concealment, blinding, incomplete outcome data) and extracted data. Data were adjusted for clustering if necessary and pooled using the fixed-effect model when appropriate.

Main results: 

We included 25 trials (30,252 participants). Participants were military recruits (19 trials), runners from the general population (three trials), soccer referees (one trial), and prisoners (two trials). The interventions tested in the included trials fell into four main preventive strategies: exercises, modification of training schedules, use of orthoses, and footwear and socks. All 25 included trials were judged as 'unclear' or 'high' risk of bias for at least one of the four domains listed above.

We found no evidence that stretching reduces lower limb soft-tissue injuries (6 trials; 5130 participants; risk ratio [RR] 0.85, 95% confidence interval [95% CI] 0.65 to 1.12). As with all non-significant results, this is compatible with either a reduction or an increase in soft-tissue injuries. We found no evidence to support a training regimen of conditioning exercises to improve strength, flexibility and coordination (one trial; 1020 participants; RR 1.20, 95% CI 0.77 to 1.87).

We found no evidence that a longer, more gradual increase in training reduces injuries in novice runners (one trial; 486 participants; RR 1.02, 95% CI 0.72 to 1.45). There was some evidence from a poor quality trial that additional training resulted in a significant increase in the number of naval recruits with shin splints (one trial; 1670 participants; RR 2.02, 95% CI 1.11 to 3.70). There was limited evidence that injuries were less frequent in prisoners when running duration (one trial; 69 participants; RR 0.41, 95% CI 0.21 to 0.79) or frequency (one trial; 58 participants; RR 0.19, 95% CI 0.06 to 0.66) were reduced.

Patellofemoral braces appear to be effective for preventing anterior knee pain (two trials; 227 participants; RR 0.41, 95% CI 0.24 to 0.67).

Custom-made biomechanical insoles may be more effective than no insoles for reducing shin splints (medial tibial stress syndrome) in military recruits (one trial; 146 participants; RR 0.24, 95% CI 0.08 to 0.69).

We found no evidence in military recruits that wearing running shoes based on foot shape, rather than standard running shoes, significantly reduced rate of running injuries (2 trials; 5795 participants; Rate Ratio 1.03, 95% CI 0.93 to 1.14).

Interventions for preventing hamstring injuries

Hamstring (muscles situated at the back of the thigh) injuries are common in sports such as football and basketball. These injuries are often serious, causing pain, long rehabilitation times and a distinct proneness to re-injury. Various interventions targeting the prevention of such injuries are in common use. This review set out to examine the evidence for the effectiveness of these interventions in preventing hamstring injuries.

Seven randomised controlled trials involving a total of 1919 participants were included. All trials involved people, predominantly young adults, participating in regular sporting activities. Some trials were compromised by poor methodology, including lack of blinding and incomplete outcome data.

Four trials, including 287 participants, examined interventions directly targeted at preventing hamstring injuries. Three of these trials, which tested hamstring strengthening protocols, had contradictory findings and we could not conclude whether strengthening exercises of the hamstrings was beneficial or not. One small trial found that manual therapy (involving manipulation, massage and specific stretches to joints and muscles of the spine and leg) may prevent injuries of leg muscles, including the hamstrings.

Three inconclusive trials tested interventions for preventing all leg injuries for which data for hamstring injury were available. Two trials found no evidence for an effect for balance training on a wobble board (proprioceptive protocol). One trial found no evidence for a warm up/cool down and stretching protocol for distance runners.

Based on currently available research findings, no specific intervention can be recommended for decreasing the risk of incurring hamstring injuries.

Authors' conclusions: 

There is insufficient evidence from randomised controlled trials to draw conclusions on the effectiveness of interventions used to prevent hamstring injuries in people participating in football or other high risk activities for these injuries. The findings for manual therapy need confirmation.

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Background: 

Some sports, such as football, have a high incidence of hamstring injuries. Various interventions targeting the prevention of such injuries are in common use.

Objectives: 

To assess the effects (primarily, on the incidence of hamstring injuries) of interventions used for preventing hamstring injuries in physically active individuals.

Search strategy: 

We searched the Cochrane Bone, Joint and Muscle Trauma Group Specialised Register (to December 2008), the Cochrane Central Register of Controlled Trials (The Cochrane Library, 2008, Issue 4), MEDLINE and other databases (to December 2008), reference lists and clinical trials registers.

Selection criteria: 

Randomised or quasi-randomised trials of interventions for preventing hamstring injuries were included; as were trials testing interventions for the prevention of lower-limb injuries, provided that hamstring injuries were reported. Secondary outcomes included compliance, severity and the occurrence of other leg injuries.

Data collection and analysis: 

Two authors independently screened search results, assessed methodological quality and extracted data. Risk ratios (RR) and 95% confidence intervals (95% CI) were calculated for dichotomous variables and are reported for individual and pooled data.

Main results: 

Seven randomised controlled trials involving 1919 participants were included. All trials involved people, predominantly young adults, participating in regular sporting activities. Some trials were compromised by poor methodology, including lack of blinding and incomplete outcome data.

Four trials, including 287 participants, examined interventions directly targeted at preventing hamstring injuries. Three of these trials, which tested hamstring strengthening protocols, had contradictory findings, with one small trial showing benefit (although the control rate of mainly minor hamstring injury was unusually high). The other two trials found no benefit, with a greater incidence of hamstring injury in the intervention group. One unpublished and underpowered trial provided some evidence that manual therapy may prevent lower-limb muscle strain (RR 0.13, 95% CI 0.02 to 0.97), although the finding for hamstring injury did not reach statistical significance (RR 0.21, 95% CI 0.03 to 1.66).

Three trials testing interventions for preventing lower limb injuries for which data for hamstring injury were available found no statistically significant effect for hamstring injury for either proprioceptive protocols (two cluster randomised trials) or a warm up/cool down and stretching protocol (one trial).

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