Interventions environnementales et comportementales visant à réduire les limitations d'activité et à améliorer la qualité de vie des personnes âgées souffrant de déficience visuelle

Chez les personnes âgées, la déficience visuelle est associée au renoncement à des activités physiques, à l'anxiété et à la dépression, ainsi qu'à un risque accru de chutes et de fractures. Les méthodes standard pour améliorer la qualité de vie liée à la vision sont notamment le port de lunettes, les filtres et autres équipements de vision - en d'autres termes, des interventions qui généralement améliorent la possibilité de lire, de regarder la télévision ou d'utiliser un ordinateur. L'utilisation de stratégies comportementales visant à améliorer les compétences d'activité et la confiance en elle de la personne ou à réaliser des changements dans l'environnement de la maison, du travail ou des loisirs, tels que l'amélioration de l'éclairage ou la mise en évidence des bords de marches d'escalier, pourrait aider à réduire la restriction d'activité et à améliorer la qualité de vie, tant à l'intérieur de la maison qu'à l'extérieur. Nous avons cherché des données dans des essais de bonne qualité sur des interventions environnementales ou comportementales visant à réduire la restriction d'activité ou à augmenter l'activité physique générale chez les personnes âgées vivant dans la communauté ou en résidence spécialisée, qui sont atteintes d'une déficience visuelle irréversible. Nous n'avons trouvé aucun essai remplissant les critères d'inclusion dans l'étude. Des recherches plus poussées sur cette question très importante seront nécessaires avant que des conclusions puissent être tirées.

Conclusions des auteurs : 

Aucune étude éligible n'ayant été trouvée, nous ne sommes pas en mesure de parvenir à une conclusion quant à l'efficacité des interventions environnementales ou comportementales visant à réduire les limitations de l'activité physique chez les personnes âgées souffrant de déficience visuelle et résidant dans la communauté. Toutefois, un certain nombre d'études examinées n'avaient rendu compte que des critères d'évaluation secondaires de cette revue. Bien que les interventions comportementales réalisées par des ergothérapeutes se soient avérées réduire le taux de chutes, nous ne sommes pas en mesure d'établir si cela est dû à la réduction des restrictions d'activité (mobilité accrue) ou à une réduction de l'activité (diminuant l'exposition au risque). Les résultats des essais ayant évalué l'efficacité des interventions comportementales et environnementales visant à améliorer la qualité de vie, sont contradictoires et non concluants. De nouvelles recherches sont nécessaires (comme les essais britanniques et néerlandais en cours étudiant l'efficacité de l'entrainement à l'orientation et à la mobilité quant à la restriction de l'activité, l'activité physique, les chutes, la peur de tomber et de qualité de vie chez les personnes âgées ayant une mauvaise vue, ainsi que l'effet de la prestation d'un ergothérapeute portant sur la modification de la sécurité domestique, les stratégies d'adaptation et l'exercice avec des personnes âgées ayant une mauvaise vue) avant que des conclusions puissent être formulées.

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Contexte : 

La déficience visuelle est associée à une dégradation du fonctionnement dans les activités de la vie quotidienne. Le renoncement à des activités physiques, avec la baisse de capacité fonctionnelle qui s'en suit, est fréquente chez les personnes âgées souffrant de déficience visuelle et constitue un important facteur de risque de chute. En effet, le taux de chutes et de fractures est plus élevé chez les personnes âgées souffrant de déficience visuelle que chez les personnes du même âge à la vision normale. La dépression et l'anxiété sont fréquentes chez les personnes âgées atteintes de déficience visuelle, conduisant à une restriction supplémentaire de l'activité et réduisant les contacts sociaux et la qualité de vie. Les interventions environnementales et comportementales réalisées par un certain nombre de professionnels de la santé, comme les ergothérapeutes, sont des mécanismes possibles pour réduire la restriction d'activité et donc améliorer la mobilité et l'activité.

Objectifs : 

L'objectif de cette revue était d'évaluer l'efficacité des interventions environnementales et comportementales visant à réduire la limitation d'activité et à améliorer la qualité de vie des personnes âgées souffrant de déficience visuelle.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons effectué une recherche dans CENTRAL (qui contient le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur l'ophtalmologie) (The Cochrane Library 2012, numéro 10), Ovid MEDLINE, Ovid MEDLINE In-Process and Other Non-Indexed Citations, Ovid MEDLINE Daily, Ovid OLDMEDLINE (de janvier 1950 à novembre 2012), EMBASE (de janvier 1980 à novembre 2012), Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature (CINAHL) (de janvier 1937 à novembre 2012), Allied and Complementary Medicine Database (AMED) (de janvier 1985 à novembre 2012), OT Seeker (des origines à novembre 2012), le métaRegistre des essais contrôlés (mREC) (www.controlled-trials.com), ClinicalTrials.gov (www.clinicaltrials.gov) et le système d'enregistrement international des essais cliniques de l'OMS (ICTRP) (www.who.int/ictrp/search/fr). Pour les recherches électroniques d'essais nous n'avons appliqué aucune restriction de date ou de langue. Nous avons consulté les bases de données électroniques pour la dernière fois le 9 novembre 2012.

Critères de sélection : 

Des essais contrôlés randomisés (ECR) et des essais contrôlés quasi-randomisés (Q-ECR) ayant comparé des interventions environnementales, des interventions comportementales ou les deux, à un groupe témoin (placebo, absence d'intervention ou soins habituels), et des essais ayant comparé différents types d'interventions environnementales ou comportementales, chez des personnes âgées (60 ans et plus) atteintes d'une déficience visuelle irréversible et vivant de façon autonome ou dans une résidence spécialisée. Pour que l'étude soit éligible à l'inclusion, son objectif principal devait être de réduire les limitations de l'activité physique et elle devait inclure une mesure de l'activité physique. Les critères de jugement secondaires comprenaient les chutes, la peur de tomber et la qualité de la vie.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs ont indépendamment lu les résumés identifiés dans le processus de recherche afin de déterminer l'éligibilité et la qualité des études. Nous avons contacté des auteurs d'études afin d'obtenir des informations complémentaires.

Résultats principaux : 

Nous n'avons en fin de compte trouvé aucun ECR ou Q-ECR répondant aux critères d'éligibilité de cette revue.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.