Traitement de la parodontite pour la gestion des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins chez les patients atteints de parodontite chronique

Cette traduction n'est pas à jour. Veuillez cliquer ici pour voir la dernière version de cette revue en anglais.

Question de la revue

La principale question posée par cette revue produite par le groupe Cochrane sur la santé bucco-dentaire était de savoir si le traitement d'une maladie modérée à grave des gencives (parodontite) avait également un effet sur la prévention ou le traitement des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins (cardiovasculaires).

Contexte

La parodontite est une maladie courante des gencives, chronique ou persistante, qui peut s'aggraver avec le temps. Elle consiste en une inflammation des gencives qui entourent et soutiennent les dents : celles-ci deviennent enflées et douloureuses et, dans les cas graves, il se produit une perte de l'os alvéolaire qui soutient les dents.

Des investigations cliniques ont montré qu'il pourrait y avoir un lien ou une association entre la parodontite chronique et les maladies du cœur et des vaisseaux sanguins (maladies cardiovasculaires). Certains chercheurs pensent que le traitement de la maladie des gencives, en éliminant les bactéries et l'infection et en jugulant l'inflammation, pourrait prévenir l'apparition ou la réapparition de maladies du cœur.

Caractéristiques des études

Les preuves sur lesquelles se fonde cette revue sont issues d'une recherche des données cliniques effectuée le 7 avril 2014. L'étude contrôlée randomisée incluse porte sur 303 participants.

Principaux résultats

À l'heure actuelle, il existe une seule une étude adéquate qui examine cette question. Cette étude pose des problèmes de conception. Sur la base de ces éléments, il n'a pas été possible de déterminer si le traitement de la parodontite avait un quelconque effet sur l'apparition ou la réapparition de maladies cardiaques chez les personnes souffrant de parodontite chronique.

Qualité des preuves

La qualité des preuves était très mauvaise car nous avons trouvé une seule étude, défectueuse dans sa conception et dans la manière dont elle a été conduite.

Conclusions des auteurs : 

Nous avons trouvé des preuves de très faible qualité, insuffisantes pour confirmer ou infirmer l'idée que le traitement parodontal peut prévenir la réapparition de maladies cardiovasculaires à long terme chez les patients atteints de parodontite chronique. Nous n'avons trouvé aucun élément de preuve concernant la prévention primaire.

Lire le résumé complet...
Contexte : 

Il existe une association entre la parodontite chronique et les maladies cardiovasculaires. Cependant, on ne sait pas si le traitement du parodonte permet de prévenir ou de traiter les maladies cardiovasculaires chez les patients atteints de parodontite chronique.

Objectifs : 

L'objectif de cette revue systématique était d'étudier les effets du traitement parodontal dans la prévention et le traitement de maladies cardiaques de novo ou récidivantes chez les patients atteints de parodontite chronique.

Stratégie de recherche documentaire : 

Les bases de données électroniques dans lesquelles nous avons effectué notre recherche comprenaient le registre d'essais du Groupe Cochrane sur la santé bucco-dentaire (jusqu'au 7 avril 2014), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (La Bibliothèque Cochrane 2014, numéro 3), MEDLINE via OVID (de 1946 au 7 avril 2014), EMBASE via OVID (de 1980 au 7 avril 2014), CINAHL via EBSCO (de 1937 au 7 avril 2014), OpenGrey (jusqu'au 7 avril 2014), la Base de données de littérature biomédicale chinoise (de 1978 à avril 2014), l'Infrastructure nationale de connaissances chinoise (de 1994 à avril 2014) et la base de données VIP (de 1989 à avril 2014). Nous avons effectué une recherche dans le Registre des essais des US National Institutes of Health, ainsi que dans le système d'enregistrement international des essais cliniques (ICTRP) de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Sciencepaper Online pour trouver des essais en cours. Aucune restriction de langue ou de date de publication n'a été imposée lors de la recherche dans les bases de données électroniques.

Critères de sélection : 

Les essais randomisés (ECR) et quasi-ECR ont été considérés comme éligibles. Les études ont été sélectionnées si elles incluaient des patients avec un diagnostic de parodontite chronique et des antécédents de maladie cardiovasculaire (études de prévention secondaire) ou sans maladie cardiovasculaire (études de prévention primaire) et si les patients du groupe d'intervention avaient reçu un traitement parodontal actif comparé avec un traitement d'entretien, à l'absence de traitement parodontal ou à un autre type de traitement parodontal dans le groupe témoin.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs ont procédé à l'identification des études, à l'extraction des données et à l'évaluation du risque de biais de façon indépendante et en double. Les divergences éventuelles entre les deux auteurs ont été résolues par la discussion ou avec un troisième auteur de la revue. Un formulaire d'extraction de données formel, testé sous son format pilote, a été adopté pour l'extraction des données, et l'outil d'évaluation du risque de biais de la Collaboration Cochrane a été utilisé pour l'évaluation critique de la littérature.

Résultats principaux : 

Nous n'avons identifié aucune étude évaluant la prévention primaire des maladies cardiovasculaires chez les personnes souffrant de parodontite. Une étude portant sur 303 participants ayant eu une occlusion à ≥ 50 % d'une artère coronaire ou un événement coronarien dans les trois ans, mais pas les trois mois précédents, a été incluse. L'étude était à haut risque de biais en raison de la déviation par rapport au protocole d'affectation du traitement et au manque de données de suivi. L'essai comparait le détartrage et le surfaçage radiculaire avec des soins de proximité sur une période de 6 à 25 mois de suivi. Aucune donnée sur les décès (toutes causes confondues ou causes cardiovasculaires) n'a été rapportée. Il n'y avait pas suffisamment de preuves pour déterminer l'effet du surfaçage radiculaire ou des soins de proximité sur la réduction du risque de récidive de la maladie cardiovasculaire chez les patients atteints de parodontite chronique (risque relatif (RR) 0,72 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % de 0,23 à 2,22 ; preuves de très faible qualité). Les effets du surfaçage radiculaire par rapport aux soins de proximité sur le dosage de la protéine C-réactive à haute sensibilité (PCR-hs) (différence moyenne (DM) 0,62 ; IC à 95 % de -1,45 à 2,69), le nombre de patients présentant une élévation de la PCR-hs (RR 0,77 ; IC à 95 % de 0,32 à 1,85) et les événements indésirables (RR 9,06 ; IC à 95 % de 0,49 à 166,82) n'étaient pas non plus statistiquement significatifs. L'étude n'a pas évalué les facteurs modifiables de risque cardiovasculaire, les autres résultats des analyses de sang, les paramètres de la fonction cardiaque ou les procédures de revascularisation.

Notes de traduction : 

Traduction réalisée par Cochrane France

Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.