Paracétamol (acétaminophène) avec ou sans antiémétique pour les migraines aiguës chez l'adulte

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Une dose unique de paracétamol 1 000 mg par voie orale est efficace pour soulager la douleur liée à la migraine et les symptômes associés (nausées, photophobie et phonophobie). La douleur passe d'une intensité modérée ou sévère à une absence de douleur en deux heures chez 1 personne sur 5 (19 %) traitée au paracétamol, contre 1 sur 10 (10 %) avec un placebo. La douleur passe d'une intensité modérée ou sévère à une douleur légère en deux heures chez environ 1 personne sur 2 (56 %) traitée au paracétamol, contre environ 1 sur 3 (36 %) avec un placebo. Les données étaient insuffisantes pour évaluer son efficacité au-delà de 2 heures.

Le paracétamol 1 000 mg associé au métoclopramide 10 mg et le sumatriptan 100 mg par voie orale fournissent des niveaux similaires de soulagement des céphalées et de la sensibilité à la lumière et au bruit à 2 heures. Les informations étaient insuffisantes pour comparer le paracétamol, seul ou combiné, à d'autres traitements actifs.

Les événements indésirables ne présentaient pas de différence significative entre le paracétamol et le placebo. Les événements indésirables graves étaient légèrement plus fréquents avec le sumatriptan 100 mg qu'avec le paracétamol 1 000 mg associé à du métoclopramide 10 mg.

Conclusions des auteurs : 

Le paracétamol 1 000 mg seul est un traitement efficace pour la migraine aiguë et l'ajout de 10 mg de métoclopramide permet une efficacité à court terme équivalente à celle du sumatriptan 100 mg par voie orale. Les événements indésirables associés au paracétamol étaient les mêmes que pour le placebo ; les événements indésirables « importants » étaient légèrement plus fréquents avec le sumatriptan qu'avec le paracétamol associé au métoclopramide.

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Contexte : 

La migraine est un trouble fréquent et incapacitant qui constitue un fardeau pour les patients, les services de santé et la société. De nombreuses personnes ne souhaitent ou ne peuvent pas consulter de médecin et ont recours à des analgésiques sans ordonnance. Un traitement mixte avec un antiémétique devrait permettre de réduire les nausées et les vomissements généralement associés aux migraines.

Objectifs : 

Déterminer l'efficacité et la tolérabilité du paracétamol (acétaminophène), seul ou combiné à un antiémétique, par rapport à un placebo et à d'autres interventions actives pour le traitement des migraines aiguës chez l'adulte.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons recherché des études dans le registre CENTRAL de Cochrane, MEDLINE, EMBASE et l'Oxford Pain Relief Database jusqu'au 4 octobre 2010.

Critères de sélection : 

Nous avons inclus les essais randomisés en double aveugle et contrôlés par placebo ou traitement de référence portant sur le paracétamol auto-administré pour traiter les épisodes migraineux avec au moins 10 participants dans chaque bras de traitement.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs de revue ont évalué la qualité des essais et extrait les données de manière indépendante. Le nombre de participants atteignant chaque résultat a été utilisé pour calculer le risque relatif et le nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice du traitement (NST) ou pour nuire (NNN) par rapport au placebo ou à un autre traitement de référence.

Résultats principaux : 

Dix études (2 769 participants, 4 062 crises) comparaient le paracétamol 1 000 mg, seul ou combiné à un antiémétique, à un placebo ou d'autres comparateurs actifs, principalement le sumatriptan 100 mg. Pour toutes les mesures de l'efficacité, le paracétamol était supérieur au placebo avec des NST de 12, 5,2 et 5,0 pour l'absence de douleur pendant 2 heures et le soulagement des céphalées pendant 1 et 2 heures, respectivement, lorsque le médicament était pris pour traiter une douleur modérée à sévère. Les nausées, la photophobie et la phonophobie diminuaient davantage avec le paracétamol qu'avec le placebo à 2 heures (NST de 7 à 11) ; davantage de patients rapportaient une absence d'incapacité fonctionnelle à 2 heures avec le paracétamol (NST de 10) ; et moins de participants avaient recours à un médicament de secours pendant 6 heures (NST de 6).

Le paracétamol 1 000 mg associé au métoclopramide 10 mg ne présentait pas de différence significative par rapport au sumatriptan 100 mg par voie orale pour le soulagement des céphalées pendant 2 heures ; aucune information n'était disponible pour l'absence de douleur pendant 2 heures. Aucune différence significative n'était observée entre le paracétamol associé au métoclopramide et le sumatriptan pour le soulagement de la sensibilité à la lumière et au bruit à 2 heures, mais les participants étaient légèrement plus nombreux à utiliser un médicament de secours au cours d'une période de 24 heures avec le traitement combiné (NST de 17).

Les taux d'événements indésirables étaient comparables entre le paracétamol et le placebo et entre le paracétamol associé au métoclopramide et le sumatriptan. Aucun événement indésirable grave n'était rapporté avec le paracétamol seul, mais davantage d'événements indésirables « importants » se produisaient avec le sumatriptan par rapport au traitement combiné (NNN de 32).

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