Supplémentation en acides gras riches en oméga 3 dans le traitement des troubles du spectre autistique (TSA)

Il a été envisagé que les difficultés associées aux TSA pourraient s'expliquer en partie par des carences en acides gras riches en oméga 3, et qu'une supplémentation de ces acides gras riches essentiels pourrait améliorer les symptômes. L'objectif de cette revue était d'évaluer les données sur l'efficacité de la supplémentation en oméga 3 sur les principales caractéristiques des TSA et les symptômes associés. Nous n'avons trouvé que deux petits essais contrôlés randomisés qui évaluaient la supplémentation en acides gras riches en oméga 3 pour traiter le TSA. Les éléments probants sont insuffisants pour conclure que la supplémentation en acides gras riches en oméga 3 est un traitement efficace pour le TSA. Cependant, des essais contrôlés randomisés de haute qualité à grande échelle sont nécessaires avant que des recommandations précises sur ce traitement puissent être fournies.

Conclusions des auteurs : 

À ce jour, on observe une absence de données de grande qualité indiquant que la supplémentation en acides gras riches en oméga 3 est efficace pour améliorer les symptômes principaux et associés du TSA. Étant donné la pénurie d'études rigoureuses dans ce domaine, il est nécessaire d’effectuer des essais contrôlés randomisés bien menés à grande échelle qui examinent des personnes souffrant de TSA ayant des capacités fonctionnelles aussi bien performantes que limitées, et qui présentent des périodes de suivi plus longues.

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Contexte : 

Il a été suggéré que les déficiences associées aux troubles du spectre autistique (TSA) pourraient s'expliquer en partie par des déficits en acides gras riches en oméga 3, et qu'une supplémentation de ces acides gras essentiels pourrait améliorer les symptômes.

Objectifs : 

Évaluer l'efficacité des acides gras riches en oméga 3 dans l'amélioration des principales caractéristiques des TSA (par exemple, interaction sociale, communication et stéréotypies) et des symptômes associés.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons cherché dans les bases de données suivantes le 2 juin 2010 : CENTRAL (2010, Numéro 2), MEDLINE (1950 à la 3e semaine du mois de mai 2010), EMBASE (1980 à la 21e semaine de l’année 2011), PsycINFO (1806 jusqu'à ce jour), BIOSIS (1985 jusqu'à ce jour), CINAHL (1982 jusqu'à ce jour), Science Citation Index (1970 jusqu'à ce jour), Social Science Citation Index (1970 jusqu'à ce jour), metaRegister of Controlled Trials (20 novembre 2008) et ClinicalTrials.gov (10 décembre 2010). Dissertation Abstracts International a été recherché le 10 décembre 2008, mais n'était plus à la disposition des auteurs ni de la base éditoriale en 2010.

Critères de sélection : 

Uniquement des essais contrôlés randomisés portant sur la supplémentation en acides gras riches en oméga 3 comparée à un placebo chez des individus souffrant de TSA.

Recueil et analyse des données : 

Trois auteurs ont indépendamment sélectionné les études, les ont évaluées en termes de risques de biais et ont extrait les données pertinentes. Nous avons effectué une méta-analyse des études incluses pour trois critères de jugement principaux (interaction sociale, communication et stéréotypie) et un critère de jugement secondaire (hyperactivité).

Résultats principaux : 

Nous avons inclus deux essais portant sur un total de 37 enfants présentant un diagnostic de TSA qui étaient randomisés dans des groupes recevant une supplémentation en acides gras riches en oméga 3 ou bien un placebo. Nous avons exclu six essais au motif qu'il s'agissait d'essais contrôlés non randomisés, d'essais ne comportant pas de groupe témoin, ou bien d'essais dont le groupe témoin ne recevait pas de placebo. Globalement, il n'y avait aucun élément probant indiquant que la supplémentation en oméga 3 ait eu un effet sur l'interaction sociale (différence moyenne (DM) 0,82, intervalle de confiance (IC) à 95 % -2,84 à 4,48, I2 = 0%), la communication (DM 0,62, IC à 95 % -0,89 à 2,14, I2 = 0%), %), la stéréotypie (DM 0,77, IC à 95 % -0,69 à 2,22, I2 = 8%), ou l'hyperactivité (DM 3,46, IC à 95 % -0,79 à 7,70, I2 = 0%).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.