La supplémentation en vitamine A administrée aux mères de nouveau-nés ou aux nourrissons de moins de six mois pour prévenir la mort et les maladies dans la première année de la vie

Cette traduction n'est pas à jour. Veuillez cliquer ici pour voir la dernière version de cette revue en anglais.

La carence en vitamine A constitue un important problème de santé publique dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. Il a été montré que la supplémentation en vitamine A (SVA), administrée aux enfants âgés de six mois à cinq ans, réduit les décès. Les nourrissons de moins d'un an ont un risque plus élevé de développer une carence en vitamine A. Il y a deux façons possibles d'améliorer le niveau de vitamine A de ces nourrissons. Premièrement, la SVA peut être donnée aux mères qui allaitent afin d'élever la teneur en vitamine A du lait maternel et, deuxièmement, la SVA peut être administrée directement aux nourrissons de moins de six mois. Les chercheurs ont examiné le rôle potentiel de ces deux stratégies dans la prévention de la mort et des maladies dans la première année de la vie.

Les auteurs ont effectué une recherche dans la littérature médicale à propos de ces deux stratégies afin d'identifier les études pertinentes ayant comparé l'effet de la SVA et d'un placebo sur la mortalité, sur les maladies et sur les effets secondaires chez des nourrissons choisis au hasard.

Ces études n'ont fourni aucune preuve convaincante que la SVA maternelle réduise la mortalité dans la première année de vie (96 203 nourrissons, sept études) ou dans le premier mois de vie ; ni les maladies. Il n'y avait également aucune preuve convaincante que la SVA des nourrissons de moins de six mois réduise le risque de décès dans la première année de vie (59 402 nourrissons, neuf études) ou dans le premier mois de vie ; ni ne diminue les maladies. Toutefois, cette intervention pourrait augmenter la possibilité de développer l'effet secondaire de bombement de la fontanelle, qui résulte d'une pression accrue du fluide dans lequel baigne le cerveau (32 978 nourrissons, 10 études). La qualité des données pour évaluer le risque de décès dans la première année de vie était modérée à élevée, mais elle était faible pour les maladies et les effets secondaires.

Conclusions des auteurs : 

Il n'existe aucune preuve convaincante que la supplémentation en vitamine A de la mère en post-partum ou du nourrisson entraine une réduction de la mortalité ou de la morbidité infantile dans les pays à revenus faibles et intermédiaires.

Lire le résumé complet...
Contexte : 

La carence en vitamine A constitue un important problème de santé publique dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. La supplémentation en vitamine A (SVA) administrée aux mères en période d'allaitement ou aux nourrissons de moins de six mois sont deux stratégies possibles pour améliorer la nutrition des nourrissons à haut risque de carence en vitamine A et donc pour réduire potentiellement leur mortalité et leur morbidité.

Objectifs : 

Évaluer l'effet de la :

1. SVA chez les mères en période d'allaitement dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, indépendamment de leur situation prénatale en matière de SVA, sur la mortalité, la morbidité et les effets néfastes chez les bébés jusqu'à l'âge d'un an.

2. SVA initiée dans la première moitié de la petite enfance (< 6 mois d'âge) dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, indépendamment de la situation anténatale ou postnatale de la mère en matière de SVA, sur la mortalité, la morbidité et les effets néfastes jusqu'à l'âge d'un an.

Stratégie de recherche documentaire : 

Registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library), EMBASE, MEDLINE, sites internet d'essais cliniques, actes de conférence, organismes donateurs, ’experts’ et chercheurs (jusqu'au 15 octobre 2010).

Critères de sélection : 

Étaient admissibles les essais randomisés ou quasi-randomisés, qu'ils soient randomisés individuellement ou en groupe, contrôlés par placebo et portant sur des SVA synthétiques administrées aux mères après l'accouchement ou à leurs nourrissons jusqu'à l'âge de six mois.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs de la revue ont évalué les risques de biais des études et recueilli les données résultantes.

Résultats principaux : 

Sur les 18 études incluses, huit ont fourni des informations sur la SVA maternelle et 15 sur la SVA du nourrisson.

Pour la SVA maternelle, il n'y avait aucun signe d'une réduction du risque de mortalité pour les bébés durant la petite enfance (96 203 participants, sept études, données de grande qualité; modèle à effets aléatoires RR 1,00 ; IC 95% 0,94 à 1,06, p = 0,9 ; test d'hétérogénéité I2 = 0%, P = 0.9) ou dans la période néonatale (données de qualité moyenne) ; ni de morbidité (données de très faible qualité). 

Pour la SVA du nourrisson, il n'y avait aucun signe d'une réduction du risque de mortalité durant la petite enfance (59 402 participants, neuf études, données de qualité moyenne ; modèle à effets aléatoires RR 0,97 , 0,83 à 1,12 , P = 0,65 ; test d'hétérogénéité I2 = 49%, P = 0.05) ou dans la période néonatale, ni de morbidité (données de faible qualité), mais une augmentation du risque de bombement de la fontanelle (32 978 participants, 10 études, données de faible qualité ; modèle à effets aléatoires RR 1,55, 1,05 à 2,28 , P = 0,03 ; test d'hétérogénéité I2 = 68%, P = 0.0009).

Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.