Rubéfiants topiques pour la douleur musculo-squelettique aiguë et chronique chez l'adulte

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Les rubéfiants entraînent une irritation et un rougissement de la peau dus à l'augmentation de la circulation sanguine. On pense qu'ils peuvent soulager la douleur associée à plusieurs pathologies musculosquelettiques ; ils sont disponibles avec ou sans ordonnance. Les preuves issues de cette revue étaient limitées par la qualité, la validité et la taille des études disponibles, en particulier les études portant sur des douleurs aiguës telles que des claquages et des entorses, pour lesquelles les informations n'étaient pas suffisantes pour étayer l'utilisation des rubéfiants. Les preuves étaient plus solides pour les troubles chroniques douloureux tels que l'arthrose, mais les rubéfiants semblaient ne soulager la douleur de manière satisfaisante que chez un individu sur six, en plus de ceux qui répondaient également au placebo. Ces résultats sont largement inférieurs à ceux des AINS topiques, pour lesquels de nombreuses preuves de bonne qualité indiquent qu'un individu sur trois ressent un soulagement satisfaisant de la douleur, en plus de ceux qui répondent également au placebo.

Conclusions des auteurs : 

Les preuves ne sont pas favorables à l'utilisation de rubéfiants topiques contenant des salicylés pour les troubles aigus, et suggèrent que leur efficacité pour les troubles chroniques est inférieure à celle des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) topiques. Sur la base de données limitées, les salicylés topiques semblent être relativement bien tolérés à court terme. Aucune preuve n'est disponible concernant les rubéfiants topiques contenant d'autres substances.

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Contexte : 

Les rubéfiants (qui contiennent des salicylés ou des nicotinamides) entraînent une irritation de la peau et semblent soulager plusieurs douleurs musculosquelettiques. Ils sont disponibles sur ordonnance mais sont également présents dans certains remèdes courants sans ordonnance. Une revue non Cochrane de 2004 rapportait des preuves limitées de leur efficacité.

Objectifs : 

Étudier les preuves actuelles de l'efficacité et de la sécurité des rubéfiants en application topique pour les pathologies musculosquelettiques associées à une douleur aiguë et chronique chez l'adulte.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons consulté le registre CENTRAL de Cochrane, MEDLINE, EMBASE, l'Oxford Pain Relief Database et les références bibliographiques des articles ; dernière recherche réalisée en décembre 2008.

Critères de sélection : 

Les essais cliniques randomisés en double aveugle et contrôlés par placebo ou traitement de référence portant sur les rubéfiants topiques pour la douleur musculo-squelettique chez l'adulte, présentant au moins 10 participants par groupe de traitement et rapportant des résultats à environ 7 jours (minimum 3, maximum 10) pour les troubles aigus et à 14 jours (minimum 7) ou plus pour les troubles chroniques.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs de revue ont évalué la qualité et l'admissibilité des études et extrait les données de manière indépendante. Le bénéfice ou risque relatif et le nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice du traitement ou pour nuire (NST ou NNN) ont été calculés avec des intervalles de confiance (IC) de 95 %. Les troubles aigus et chroniques ont été analysés séparément.

Résultats principaux : 

Six études contrôlées par placebo et une étude contrôlée par traitement de référence (560 et 137 participants respectivement) pour la douleur aiguë, et sept études contrôlées par placebo et deux études contrôlées par traitement de référence (489 et 90 participants respectivement) pour la douleur chronique ont été incluses. Toutes utilisaient des salicylés topiques. Les preuves n'étaient pas solides pour les troubles aigus ; dans les études valides présentant la qualité la plus élevée, aucune différence n'était rapportée entre le rubéfiant topique et le témoin topique même si en général, en incluant les études de moins bonne qualité, le NST pour atteindre un bénéfice clinique par rapport au placebo était de 3,2 (IC à 95 % : entre 2,4 et 4,9). Pour les troubles chroniques, le NST était de 6,2 (IC à 95 % : entre 4,0 et 13) par rapport au placebo topique. Les événements indésirables et les arrêts prématurés étaient plus fréquents avec les rubéfiants qu'avec le placebo, mais les analyses étaient sensibles à l'inclusion d'études individuelles et manquaient donc de solidité. Les données étaient insuffisantes pour tirer des conclusions par rapport aux traitements de référence.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.