Comparaison entre l'accouchement précoce planifié et la prise en charge non interventionniste (attente) en cas de rupture prématurée des membranes à terme (37 semaines ou plus)

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Il existe certaines preuves en faveur de la prise en charge planifiée (généralement par induction) lorsque les femmes présentent une rupture prématurée des membranes à terme.

Lorsqu'une femme présente une rupture des membranes à ou après 37 semaines de grossesse sans avoir de contractions, on peut soit intervenir (généralement en déclenchant immédiatement le travail avec de l'ocytocine ou de la prostaglandine), soit attendre que le travail démarre spontanément. Si cette revue n'a pas corroboré la préoccupation selon laquelle une intervention précoce planifiée pourrait augmenter le nombre de césariennes et d'accouchements opératoires, elle a en revanche trouvé que le nombre de mères développant des infections et le nombre de bébés admis en unités néonatales de soins intensifs était supérieur lorsque l'on attendait la naissance spontanée. Le nombre de bébés développant des infections était similaire dans les deux cas. Dans l'un des essais, les femmes préféraient clairement une intervention précoce planifiée.

Conclusions des auteurs : 

Le déclenchement planifié (à l'aide d'ocytocine ou de prostaglandine) réduit le risque de certaines morbidités infectieuses maternelles sans augmenter le nombre de césariennes et de naissances opératoires par voie basse. Le nombre d'enfants transférés en soins intensifs néonataux étaient inférieur dans le groupe de déclenchement planifié, même si aucune différence n'a été observée dans les taux d'infections néonatales. Dans la mesure où le déclenchement planifié et la prise en charge non interventionniste ne semblent pas très différents, il est nécessaire de fournir aux femmes les informations leur permettant de faire un choix éclairé.

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Contexte : 

En cas de rupture prématurée des membranes à terme, on peut soit attendre la naissance spontanée, soit déclencher l'accouchement, mais il est difficile de déterminer quelle est la meilleure option.

Objectifs : 

Évaluer les effets de l'accouchement précoce planifié par rapport à la prise en charge non interventionniste sur le bien-être du fœtus, du nourrisson et de la mère en cas de rupture prématurée des membranes à terme.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (novembre 2004), le registre Cochrane des essais contrôlés (The Cochrane Library 4, numéro 2004), MEDLINE (de 1966 à novembre 2004) et EMBASE (de 1974 à novembre 2004).

Critères de sélection : 

Des essais randomisés ou quasi-randomisés comparant l'accouchement précoce planifié et la prise en charge non interventionniste chez les femmes présentant une rupture prématurée des membranes à 37 semaines de grossesse ou plus.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs de la revue ont appliqué les critères d’admissibilité, évalué la qualité des essais et extrait des données de manière indépendante. Un modèle à effets aléatoires a été utilisé.

Résultats principaux : 

Douze essais (6 814 femmes au total) ont été inclus. La prise en charge planifiée consistait généralement à déclencher l'accouchement à l'aide d'ocytocine ou de prostaglandine, un seul essai utilisant un traitement homéopathique à base de caulophyllum. Globalement, aucune différence entre les deux groupes n'a été détectée au niveau du mode d'accouchement : risque relatif (RR) de césarienne 0,94 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,82 à 1,08 (12 essais, 6 814 femmes) ; RR de naissance opératoire par voie basse 0,98 ; IC à 95 % 0,84 à 1,16 (7 essais, 5 511 femmes). Le nombre de femmes souffrant de chorioamnionite (RR 0,74 ; IC à 95 % 0,56 à 0,97 ; 9 essais, 6 611 femmes) ou d'endométrite (RR 0,30 ; IC à 95 % 0,12 à 0,74 ; 4 essais, 445 femmes) était significativement inférieur dans le groupe de déclenchement planifié par rapport au groupe de prise en charge non interventionniste. Aucune différence n'a été constatée au niveau de l'infection néonatale (RR 0,83 ; IC à 95 % 0,61 à 1,12 ; 9 essais, 6 406 nourrissons). En revanche, le nombre d'enfants transférés en soins spéciaux ou intensifs néonataux était inférieur dans le groupe de déclenchement planifié (RR 0,72 ; IC à 95 % 0,57 à 0,92 ; nombre ayant besoin de traitement 20 ; 5 essais, 5 679 nourrissons). Dans l'un des essais, le nombre de femmes satisfaites de leurs soins était significativement supérieur dans le groupe de déclenchement planifié (RR de « rien apprécié » 0,45, IC à 95 % 0,37 à 0,54 ; 5 031 femmes).

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