Exercices pour l'arthrose du genou

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Ce résumé d’une revue Cochrane présente les connaissances actuelles issues de nos recherches concernant l’effet des exercices pour l'arthrose.

Cette revue montre qu'en moyenne, les exercices entraînent une réduction modeste de la douleur et une amélioration modeste des capacités physiques des personnes souffrant d'arthrose.

Qu'est-ce que l'arthrose du genou et que sont les exercices ?

L'arthrose est une maladie qui touche les articulations telles que le genou. Lorsque le genou perd du cartilage, l'os se développe pour essayer de réparer les dommages. Au lieu d'améliorer les choses, l'os se développe de manière anormale et aggrave la situation. Il se peut, par exemple, que l'os se déforme et rende l'articulation douloureuse et instable.

Les médecins pensaient auparavant que l'arthrose était due à l'usure et au déchirement du cartilage. On pense aujourd'hui que l'arthrose est une maladie qui affecte l'ensemble de l'articulation.

L'arthrose est l'une des pathologies articulaires les plus courantes et affecte autant d'hommes que de femmes. Elle est l'une des principales causes de handicap chez les personnes vieillissantes.

Les exercices peuvent être n'importe quelle activité permettant d'améliorer ou de conserver la force musculaire, les conditions physiques et la bonne santé en général. Les gens peuvent faire de l'exercice pour de nombreuses raisons, par exemple pour perdre du poids, raffermir leurs muscles ou soulager les symptômes de l'arthrose. 

La meilleure estimation de ce qui arrive aux personnes souffrant d'arthrose qui font de l’exercice :

À court terme, un programme d'exercices sous supervision :

Réduit la douleur du genou de 1 point sur une échelle de 0 à 20 ; et

Améliore la fonction du genou de 3 points sur une échelle de 0 à 68.

Conclusions des auteurs : 

Il y a des preuves fiables que la gymnastique au sol apporte des bénéfices, au moins à court terme, en matière de réduction de la douleur du genou et d'amélioration des capacités physiques des personnes souffrant d'arthrose. La magnitude de l'effet thérapeutique peut être considérée comme faible mais comparable aux estimations rapportées pour les anti-inflammatoires non-stéroïdiens.

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Contexte : 

Des facteurs biomécaniques tels qu'une réduction de la force musculaire et un mauvais alignement de l'articulation jouent un rôle important dans l'apparition et la progression de l'arthrose du genou. À ce jour, il n'existe pas de remède connu pour l'arthrose ; des facteurs associés à la maladie, tels qu'une réduction de la fonction musculaire et des conditions physiques, peuvent cependant être améliorés par la pratique de la gymnastique.

Objectifs : 

Déterminer si la gymnastique au sol est bénéfique pour les personnes souffrant d'arthrose du genou en termes de réduction de la douleur articulaire et d'amélioration des capacités physiques.

Stratégie de recherche documentaire : 

Cinq bases de données électroniques ont été consultées jusqu'en décembre 2007.

Critères de sélection : 

Tous les essais contrôlés randomisés portant sur des individus randomisés et comparant un type de gymnastique au sol (par opposition à la gymnastique aquatique) à un groupe ne faisant pas de gymnastique.

Recueil et analyse des données : 

L'extraction des données et l'évaluation de la qualité méthodologique ont été effectuées par deux auteurs de revue de manière indépendante. Toutes les analyses ont été effectuées sur des résultats continus.

Résultats principaux : 

Les 32 études incluses fournissaient les données de 3 616 participants pour la douleur du genou et de 3 719 participants pour les capacités physiques déclarées. Une méta-analyse a permis d'observer un effet bénéfique avec une différence moyenne standardisée (DMS) de 0,40 (intervalle de confiance (IC) à 95 %, entre 0,30 et 0,50) pour la douleur ; et une DMS de 0,37 (IC à 95 %, entre 0,25 et 0,49) pour les capacités physiques. Les participants recrutés, la durée des symptômes, les exercices évalués et certains aspects importants de la méthodologie présentaient une variabilité élevée d'une étude à l'autre. Les résultats étaient sensibles au nombre de fois où une supervision directe était effectuée et à divers aspects méthodologiques de l'étude. Tandis que les effets bénéfiques globaux des programmes d'exercices offrant moins de 12 supervisions directes ou des études présentant une méthodologie plus rigoureuse demeuraient significatifs et pertinents du point de vue clinique, l'hétérogénéité des études restait élevée et la magnitude de l'effet thérapeutique pouvait être considérée comme faible.

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