L'EFV et la NVP sont pareillement efficaces dans la suppression de l'infection par le VIH lorsqu'ils sont comparés en tant que partie d'une combinaison à trois médicaments.

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L'introduction du traitement antirétroviral hautement actif en tant que traitement contre le VIH a réduit de manière significative la mortalité et la morbidité chez les adultes et les adolescents vivant avec le VIH au niveau mondial. Les traitements initiaux recommandés contre le VIH comprennent deux médicaments issus de la classe connue sous le nom d'inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) et un médicament issu de la classe des inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI). Les deux INNTI actuellement utilisés sont la névirapine (NVP) et l'éfivarenz (EFV). La NVP peut causer des lésions hépatiques et des éruptions cutanées sévères pouvant toutes deux êtres fatales. L'EFV peut également causer une éruption cutanée, altérer la fonction mentale et provoquer des malformations fœtales. Le but de cette revue est d'évaluer lequel de ces médicaments est meilleur pour le traitement initial de l'infection par le VIH. Nous avons identifié sept essais contrôlés randomisés. Une revue de ces essais montre que les deux médicaments sont pareillement efficaces dans la suppression de l'infection par le VIH mais provoquent différents effets secondaires. En se basant sur des données limitées, il apparaît que l'EFV est légèrement moins susceptible de provoquer des effets secondaires et plus susceptible de prévenir le décès que la NVP. Les études et recommandations postérieures devraient se concentrer sur les toxicités et les risques de résistance spécifiques dans la comparaison de ces deux médicaments.

Conclusions des auteurs : 

Les deux médicaments sont pareillement efficaces pour le traitement initial de l'infection par le VIH lorsqu'ils sont combinés à deux INTI, mais provoquent différents effets secondaires.

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Contexte : 

L'apparition du traitement antirétroviral hautement actif (HAART) a réduit la morbidité et la mortalité causées par le VIH. Les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le traitement antirétroviral (TAR) s'axent sur trois classes de médicaments antirétroviraux, à savoir : les inhibiteurs nucléosidiques/nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTI), les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) et les inhibiteurs de protéase (IP). Deux des médicaments les plus utilisés dans le traitement de première ligne sont les INNTI, l'éfivarenz (EFV) et la névirapine (NVP). On ignore quel INNTI est plus efficace pour la thérapie initiale.

Objectifs : 

Déterminer quel INNTI, de l'EFV ou la NVP, est le plus efficace lorsqu'il est administré en combinaison avec deux INTI en tant que partie du TAR initial contre l'infection par le VIH chez l'adulte et l'enfant.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons utilisé une stratégie complète et approfondie afin d'identifier toutes les études pertinentes, indépendamment de la langue ou du statut de publication, dans des bases de données électroniques et actes de conférence de 1996 à 2009.

Critères de sélection : 

Tous les essais contrôlés randomisés comparant l'EFV à la NVP chez les individus atteints du VIH sans exposition préalable au TAR, quels que soient le dosage ou la base d'INTI.

Le critère de jugement principal était la réponse virologique au TAR. Les autres critères de jugement comprenaient la mortalité, la progression clinique, les événements indésirables sévères et l'arrêt de la thérapie quelle qu'en soit la raison. Les critères de jugement secondaires étaient la réponse immunologique au TAR, l'échec du traitement, le développement de la résistance aux médicaments du TAR et la prévention de la transmission sexuelle du VIH.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs ont évalué chaque référence pour les critères d'inclusion et d'exclusion établis a priori. Les données ont été extraites indépendamment au moyen d'une fiche d'extraction standardisée. Les données ont été analysées sur la base de l'intention de traiter et rapportées par dosage de la NVP.

Résultats principaux : 

Nous avons identifié sept essais contrôlés randomisés qui remplissaient nos critères d'inclusion. Les essais ont été combinés par dosage de la NVP. Aucun de ces essais n'incluait d'enfants. Les sept essais impliquaient 1 688 participants et n'ont observé aucune différence critique entre l'EFV et la NVP, à l'exception des différents profils toxiques. L'EFV est plus susceptible de provoquer des effets secondaires sur le système nerveux, tandis que la NVP est plus susceptible d’entraîner une augmentation des transaminases et une neutropénie. Le taux de mortalité était plus élevé au sein du bras de NVP 400 mg administrée une fois par jour. La qualité de la littérature supportant ces conclusions est de niveau modéré à élevé. La résistance aux médicaments était légèrement moins répandue avec l'EFV qu'avec la NVP, mais la qualité de la littérature à ce sujet est de niveau faible puisqu'une seule des sept études portait sur ce critère. Aucune étude n'a rapporté de détails relatifs à la transmission sexuelle du VIH. La durée du suivi, l'environnement de l'étude et la base d'INTI variaient grandement.

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