Traitements cognitivo-comportementaux pour les douleurs thoraciques non cardiaques

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Une douleur thoracique récurrente en l'absence de maladie coronarienne est un problème courant, difficile à traiter qui mène parfois à une utilisation excessive de soins médicaux. Un nombre important de patients ne sont pas rassurés par une évaluation médicale négative, signalant des douleurs persistantes et des limites. Les facteurs psychologiques semblent être importants pour le traitement. Cette revue a inclus toutes les études de psychothérapie pour les douleurs thoraciques non cardiaques. En raison du faible nombre d'études, les auteurs n'ont pas été capables d'établir des conclusions concernant la thérapie cognitivo-comportementale seule. Les conclusions étaient basées sur 15 essais qui étaient inclus dans cette revue, totalisant 803 participants. La revue a découvert que les traitements cognitivo-comportementaux sont probablement efficaces, (en termes de diminution de la fréquence des douleurs thoraciques) sur le court terme, pour traiter les douleurs thoraciques non cardiaques. Aucun effet indésirable de la psychothérapie n'a été signalé. L'hypnothérapie est également une alternative possible. Une limite de cette revue est la variabilité importante des études incluses, reflétée dans la large étendue des mesures de résultats, bien qu'il y ait globalement un risque de biais plutôt faible.

Conclusions des auteurs : 

Cette revue suggère un avantage modeste à modéré pour les interventions psychologiques, en particulier celles utilisant un cadre cognitivo-comportemental, qui a été largement restreint aux trois premiers mois après l'intervention. L'hypnothérapie est également une alternative possible. Les données pour les interventions brèves étaient moins claires. Des ERC supplémentaires des interventions psychologiques pour les DTNS avec des périodes de suivi d'au moins 12 mois sont nécessaires.

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Contexte : 

Une douleur thoracique récurrente en l'absence de maladie coronarienne est un problème courant qui mène parfois à une utilisation excessive de soins médicaux. Même si de nombreuses études examinent les causes de la douleur chez ces patients, peu d'essais cliniques ont évalué le traitement. Les études examinées dans ce document donnent un aperçu de l'efficacité des interventions psychologiques pour ce groupe de patients.

Objectifs : 

Mettre à jour la revue systématique publiée précédemment.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons effectué des recherches dans la Cochrane Library (CENTRAL et DARE) (Numéro 3 & 4 2011), MEDLINE (de 1966 à la 5ème semaine d'août 2011), CINHAL (de 1982 à septembre 2011), EMBASE (de 1980 à la 35ème semaine 2011), PsycINFO (de 1887 à la 1ère semaine de septembre 2011) et dans les Extraits Biologiques (de janvier 1980 à septembre 2011). Nous avons également effectué une recherche dans les listes de citation et approché les auteurs.

Critères de sélection : 

Les essais contrôlés randomisés (ECR) avec une méthodologie de résultats standardisée testant toute forme de psychothérapie pour les douleurs thoraciques avec une anatomie normale. Les diagnostics comprenaient des douleurs thoraciques non spécifiques (DTNS), des douleurs thoraciques atypiques, le syndrome X ou des douleurs thoraciques avec une anatomie coronarienne normale (patients hospitalisés ou non hospitalisés).

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs de la revue ont indépendamment sélectionné les études pouvant être incluses, extrait les données et évalué la qualité des études. Les auteurs ont contacté les auteurs des essais pour obtenir des informations complémentaires sur les ECR inclus.

Résultats principaux : 

Six nouveaux ECR ont été localisés et ajoutés aux essais existants, un total de 15 ECR (803 participants) a donc été inclus. Il y avait une baisse significative dans les rapports sur les douleurs thoraciques au cours des trois premiers mois après l'intervention ; risque relatif à effet fixe = 0,68 (IC à 95 % 0,57 à 0,81). Cela a été maintenu pendant trois à neuf mois par la suite ; risque relatif = 0,59 (IC à 95 % 0,45 à 0,76). Il y avait également une augmentation importante du nombre de jours sans douleur thoracique jusqu'à trois mois après l'intervention ; différence moyenne = 2,81 (IC à 95 % 1,28 à 4,34). Cela était associé à une fréquence réduite des douleurs thoraciques (différence moyenne à effets randomisés = -2,26 IC à 95 % -4,41 à -0,12) mais il n'y avait aucune preuve de l'effet du traitement sur la fréquence des douleurs thoraciques entre trois et douze mois (différence moyenne à effets randomisés -0,81 IC à 95 % -2,35, 0,74). Il n'y avait aucun effet sur la gravité (différence moyenne à effets randomisés = -4,64 (IC à 95 % -12,18 à 2,89) jusqu'à trois mois après l'intervention. Globalement, il y avait généralement un faible risque de biais, toutefois, l'hétérogénéité était élevée et il faut interpréter les résultats avec précaution. La variabilité étendue des mesures des résultats a rendu l'intégration des études pour les mesures des résultats secondaires difficile à signaler.

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