Les preuves sont insuffisantes pour recommander l'utilisation d'un traitement au laser à basse puissance en plus des traitements médicamenteux dans la tuberculose.

La tuberculose (TB) est une infection bactérienne grave qui peut affecter différentes parties de l'organisme ; le plus souvent, elle affecte les poumons (TB pulmonaire). Certaines bactéries sont pharmacorésistantes et certaines personnes sont atteintes d'une autre maladie en plus de la tuberculose. Les patients présentent une toux sévère, une faiblesse et des sueurs, et certaines personnes meurent encore de la TB malgré l'existence d'un traitement médicamenteux efficace depuis de nombreuses années. Il a été suggéré qu'un traitement au laser à basse intensité pourrait accroître l'efficacité des médicaments. Plusieurs appareils sont utilisés pour administrer ce traitement au laser. Certains permettent une administration externe (sur le corps ou des points d'acupuncture), tandis que d'autres sont utilisés pour une administration interne (ciblant le sang ou les poumons) à différentes doses. La revue des essais n'a identifié qu'un seul essai randomisé dont les données étaient mal documentées et qui ne clarifiait pas les effets bénéfiques et délétères potentiels du traitement. Le traitement au laser à basse intensité devrait être réservé au contexte des essais contrôlés randomisés tant que son efficacité n'aura pas été évaluée.

Conclusions des auteurs : 

À ce jour, l'utilisation du traitement au laser à basse intensité dans le traitement de la tuberculose ne repose sur aucune preuve fiable. Les chercheurs devront s'attacher à réaliser des essais contrôlés randomisés bien planifiés pour justifier la participation continue de volontaires aux études examinant cette intervention évaluée.

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Contexte : 

Les médicaments antituberculeux constituent le traitement principal dans la tuberculose. Un traitement au laser à basse intensité est utilisé en complément des médicaments antituberculeux, principalement en ex-URSS et en Inde.

Objectifs : 

Comparer un traitement au laser à basse intensité + médicaments antituberculeux à des médicaments antituberculeux seuls dans le traitement de la tuberculose.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons consulté le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les maladies infectieuses (octobre 2009), CENTRAL (Bibliothèque Cochrane 2009, numéro 4), MEDLINE (1966 à octobre 2009), EMBASE (1974 à octobre 2009), CINAHL (1982 à octobre 2009), Science Citation Index (1945 à octobre 2009), PEDro (1929 à octobre 2009), le catalogue de la Central Medical Library of Moscow (1988 à avril 2009) et Internet, et avons effectué une recherche manuelle dans la revue Probl Tuberk. Bolezn. Legk. (1980 à avril 2009), d'où sont issus la plupart des articles pertinents publiés ces dernières années, et examiné les références bibliographiques des articles. Nous avons contacté des organisations concernées et les chercheurs afin d'obtenir la version initiale.

Critères de sélection : 

Les essais randomisés comparant un traitement au laser à basse intensité + médicaments antituberculeux à des médicaments antituberculeux seuls chez des patients atteints de tuberculose.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs ont évalué la qualité des essais et extrait les données, y compris les événements indésirables, de manière indépendante.

Résultats principaux : 

Un essai contrôlé randomisé (130 participants) réalisé en Inde remplissait les critères d'inclusion. Cet essai était mal documenté et n'apportait aucune information concernant la génération de la séquence de randomisation ou l'assignation secrète. Le rapport d'essai n'apportait aucun détail concernant le groupe pour lequel chaque participant était randomisé ou le groupe auquel appartenaient les participants ayant abandonné l'essai de manière prématurée. Cela ne nous a pas permis d'utiliser dans l'analyse les données disponibles concernant le délai avant conversion des expectorations et d'autres mesures de résultats.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.