Médicaments insulino-sensibilisants pour les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques, d'oligo-aménorrhée et d'hypofertilité

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Les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ont généralement une faible fréquence ou une absence de règles, et une augmentation de la pilosité et de l'acné. Les femmes atteintes du SOPK présentent également un risque de développement d'un syndrome métabolique, tel que le diabète, l'hypertension artérielle et des taux de cholestérol élevés. On pense que les concentrations élevées en insuline jouent un rôle dans le SOPK et sont généralement aggravées par l'obésité. Les médicaments insulino-sensibilisants pris en compte dans cette revue sont la metformine, la rosglitazone, la pioglitazone et le D-chiro-inositol. Cette revue mise à jour a démontré que l'utilisation de médicaments pour abaisser les concentrations en insuline, tels que la metformine seule ou en combinaison avec des médicaments pour induire l'ovulation (par exemple le citrate de clomiphène), n'augmentait pas les chances de naissances vivantes. La metformine a également été associée à une augmentation des symptômes gastro-intestinaux, tels que les nausées et les diarrhées.

Conclusions des auteurs : 

Selon la revue précédente, la metformine était associée à une amélioration des grossesses cliniques, mais aucune preuve n'indiquait que la metformine améliorait les taux de naissances vivantes, qu'elle soit utilisée seule ou en combinaison avec le clomiphène, ou comparée au clomiphène. Par conséquent, le rôle de la metformine dans l'amélioration des critères de jugement en matière de reproduction chez les femmes atteintes du SOPK semble limité.

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Contexte : 

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) se caractérise par une faible fréquence ou une absence d'ovulation (anovulation), des concentrations élevées d'hormones mâles (hyperandrogénie) et des concentrations élevées d'insuline (hyperinsulinémie secondaire à une insulinorésistance accrue). L'hyperinsulinémie est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire et au développement d'un diabète. Des agents insulino-sensibilisants, tels que la metformine, peuvent être efficaces pour traiter les caractéristiques du SOPK, notamment l'anovulation.

Objectifs : 

Évaluer l'efficacité des médicaments insulino-sensibilisants pour améliorer les critères de jugement en matière de reproduction et les paramètres métaboliques pour les femmes atteintes du SOPK.

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons effectué une recherche dans le registre des essais du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et la fertilité (octobre 2011), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library, 3ème trimestre 2011), CINAHL (octobre 2011), MEDLINE (de janvier 1966 à octobre 2011) et EMBASE (de janvier 1985 à octobre 2011).

Critères de sélection : 

Les essais contrôlés randomisés portant sur des médicaments insulino-sensibilisants comparés à un placebo, une absence de traitement ou à un agent inducteur de l'ovulation pour les femmes atteintes du SOPK, de troubles menstruels et d'hypofertilité.

Recueil et analyse des données : 

Deux auteurs de la revue ont, de façon indépendante, évalué les études à inclure et la qualité des essais, et extrait les données.  

Résultats principaux : 

Quarante-quatre essais (3 992 femmes) ont été inclus dans l'analyse, 38 d'entre eux utilisant la metformine et impliquant 3 495 femmes.

Aucune preuve n'a indiqué que la metformine améliorait les taux de naissances vivantes, qu'elle soit utilisée seule (RC global 1,80, IC à 95 % 0,52 à 6,16, 3 essais, 115 femmes) ou en combinaison avec le clomiphène (RC global 1,16, IC à 95 % 0,85 à 1,56, 7 essais, 907 femmes). Cependant, les taux de grossesse clinique ont été améliorés pour la metformine versus placebo (RC global 2,31, IC à 95 % 1,52 à 3,51, 8 essais, 707 femmes) et pour la metformine et le clomiphène versus clomiphène seul (RC global 1,51, IC à 95 % 1,17 à 1,96, 11 essais, 1 208 femmes). Dans les études qui comparaient la metformine et le clomiphène seuls, on a découvert des preuves d'une amélioration du taux de naissances vivantes (RC global 0,3, IC à 95 % 0,17 à 0,52, 2 essais, 500 femmes) et du taux de grossesse clinique (RC global 0,34, IC à 95 % 0,21 à 0,55, 2 essais, 500 femmes) dans le groupe des femmes obèses qui prenaient du clomiphène.

La metformine a également été associée à une incidence significativement plus grande des troubles gastro-intestinaux par rapport au placebo (RC global 4,27, IC à 95 % 2,4 à 7,59, 5 essais, 318 femmes), mais aucun effet indésirable sérieux n'a été signalé.

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