Insémination intra-utérine dans les cas d'hypofertilité inexpliquée

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Il existe des preuves indiquant que l'insémination intra-utérine (IIU) améliore les chances de grossesse pour les couples ayant une hypofertilité inexpliquée lorsque cette IIU est combinée à des médicaments contre la stérilité pour induire l'ovulation.

L'IIU est un traitement souvent utilisé pour les couples présentant une hypofertilité inexpliquée. Dans un cycle d'IIU, le sperme du partenaire masculin est préparé et placé directement dans l'utérus au moment de l'ovulation. Les cycles d'IIU peuvent être utilisés en combinaison avec des médicaments contre la stérilité pour stimuler les ovaires et augmenter le nombre d'ovules disponibles. Cependant, ces médicaments peuvent avoir des effets indésirables, mais aussi augmenter le risque de grossesses multiples. La revue d'essais a découvert des preuves indiquant que l'IIU augmentait les chances de grossesse comparé au choix du moment opportun pour le rapport sexuel. Des preuves ont également indiqué un taux accru de naissances vivantes chez les femmes ayant subi une IIU et ayant également reçu des médicaments contre la stérilité pour stimuler les ovaires. Cependant, les taux accrus de grossesses multiples sont inquiétants et d'autres études doivent être réalisées pour évaluer l'ampleur de ce problème.

Conclusions des auteurs : 

Il existe des preuves indiquant que l'IIU avec HO augmente le taux de naissances vivantes comparé à l'IIU seule. La probabilité de grossesse a également été accrue par le traitement à l'IIU comparé au RSO dans des cycles stimulés. Un essai multicentrique d'une puissance adéquate a démontré l'absence de preuve d'un effet de l'IIU dans des cycles naturels comparé à une prise en charge non interventionniste. Les données sur les grossesses multiples et les autres événements indésirables pour le traitement avec HO sont insuffisantes. Par conséquent, les couples doivent être totalement informés des risques de l'IIU et de la HO, ainsi que des solutions de traitement alternatives.

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Contexte : 

L'insémination intra-utérine (IIU) est un traitement contre la stérilité largement utilisé pour les couples présentant une hypofertilité inexpliquée. Bien que l'IIU soit moins invasive et moins coûteuse qu'une fécondation in vitro (FIV), l'innocuité de l'IIU combinée à une hyperstimulation ovarienne (HO) est très discutée. La principale inquiétude concernant le traitement d'IIU associé à la HO est l'augmentation du taux de grossesses multiples.

Objectifs : 

Déterminer si, pour les couples présentant une hypofertilité inexpliquée, l'IIU améliore le taux de naissances vivantes comparé au rapport sexuel opportun (RSO), tant avec que sans hyperstimulation ovarienne (HO).

Stratégie de recherche documentaire : 

Nous avons effectué une recherche dans le registre d’essais cliniques du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et de la fertilité (recherche effectuée en juillet 2011), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library 2011, numéro 7), MEDLINE (de 1966 à juillet 2011), EMBASE (de 1980 à juillet 2011), PsycINFO (de 1806 à juillet 2011), SCIsearch et les bibliographies des articles. Les auteurs des études trouvées ont été contactés afin d'obtenir des informations manquantes ou non publiées.

Critères de sélection : 

Les essais contrôlés véritablement randomisés (ECR) présentant au moins l'une des comparaisons suivantes ont été inclus : IIU versus RSO, l'un et l'autre dans un cycle naturel ; IIU versus RSO, l'un et l'autre dans un cycle stimulé ; IIU dans un cycle naturel versus dans un cycle stimulé ; IIU avec HO versus RSO dans un cycle naturel ; IIU dans un cycle naturel versus RSO avec HO.
Seuls les couples présentant une hypofertilité inexpliquée ont été inclus.

Recueil et analyse des données : 

L’évaluation de la qualité et l’extraction des données ont été effectuées de façon indépendante par deux auteurs de la revue. Les critères de jugement ont été extraits et les données ont été combinées. Des analyses en sous-groupe et de sensibilité ont été réalisées lorsque cela était possible.

Résultats principaux : 

Un essai a comparé l'IIU dans un cycle naturel à une prise en charge non interventionniste et n'a montré aucune preuve d'une augmentation des naissances vivantes (334 femmes : rapport des cotes (RC) 1,60, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,92 à 2,8). Dans les six essais dans lesquels l'IIU était comparée à un RSO, l'un et l'autre dans des cycles stimulés, il n'a été observé aucune preuve d'une amélioration des chances de grossesse après l'IIU (six ECR, 517 femmes : RC 1,68 ; IC à 95 % 1,13 à 2,50). Une augmentation significative du taux de naissances vivantes a été constatée pour les femmes chez lesquelles l'IIU avec HO était comparée à l'IIU dans un cycle naturel (quatre ECR, 396 femmes : RC 2,07 ; IC à 95 % 1,22 à 3,50). Cependant, les essais n'ont pas fourni suffisamment de données pour étudier l'impact de l'IIU avec ou sans HO sur plusieurs critères de jugement importants, notamment les naissances vivantes, les grossesses multiples, les fausses couches et le risque d'hyperstimulation ovarienne. Il n'a pas été observé de preuves d'une différence en termes de taux de grossesse pour l'IIU avec HO comparé au RSO dans un cycle naturel (deux ECR, 304 femmes au total : données non combinées). La comparaison finale de l'IIU dans un cycle naturel au RSO avec HO a démontré une augmentation significative, mais marginale des naissances vivantes pour l'IIU (un ECR, 342 femmes : RC 1,95 ; IC à 95 % 1,10 à 3,44).

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